En­quête ou­verte pour ter­ro­risme après l’at­taque

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - É.P.

Il est dé­crit par sa hié­rar­chie comme un po­li­cier « mo­dèle », aux no­ta­tions « ex­cep­tion­nelles » et très ap­pré­cié. Un bri­ga­dier-chef de 39 ans, en poste à la BAC de Tou­lon, est soup­çon­né d’avoir tué deux per­sonnes, avant de se sui­ci­der en re­tour­nant son arme de ser­vice contre lui. Le drame, né semble-t-il d’un dif­fé­rend sen­ti­men­tal, s’est noué dans la nuit de sa­me­di à di­manche, vers 3 heures, à Co­go­lin (Var), dans l’ar­rière-pays de Saint-Tro­pez.

Vers 1 h 30, son épouse avait don­né l’alerte à une pa­trouille de gen­dar­me­rie. Af- fir­mant être me­na­cée par son ma­ri ar­mé d’un pis­to­let, elle ex­pli­quait avoir quit­té le do­mi­cile afin de se pro­té­ger, elle et ses deux en­fants.

L’AU­TO­RI­SA­TION DE CONSER­VER SON ARME

Vers 3 heures, des ri­ve­rains d’un ha­meau tran­quille à l’écart de Co­go­lin, près d’un do­maine vi­ti­cole, en­tendent des coups de feu. A l’ar­ri­vée des se­cours, il est trop tard. Dans la cha­leur ca­ni­cu­laire, sur un che­min de terre, les po­li­ciers dé­couvrent les corps de deux sa­peurs­pom­piers vo­lon­taires (le ri­val et l’un de ses amis, ayant ap- pa­rem­ment ten­té de s’in­ter­po­ser). Les deux qua­dra­gé­naires ont été tués par balles. Ils aper­çoivent aus­si le corps du meur­trier pré­su­mé : leur col­lègue de la BAC se se­rait don­né la mort avec son SIGSauer 9 mm de do­ta­tion.

« Il était soi­gné pour une ma­la­die ch­ro­nique et évo­lu­tive, rai­son pour la­quelle il se trou­vait en ar­rêt de tra­vail de­puis juin », ex­plique une source proche du dos­sier. En 2016, il avait ob­te­nu de sa hié­rar­chie l’au­to­ri­sa­tion de conser­ver son arme. L’en­quête a été con­fiée à la sec­tion de re­cherches de la gen­dar­me­rie.

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