Le­pro­fil­de­psy­cho-ter­ro­riste de l’as­saillant de la tour Eif­fel

A 18 ans, il est fi­ché comme « ra­di­ca­li­sé » mais il mul­ti­plie sur­tout les sé­jours en hô­pi­tal psy­chia­trique.

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - ÉRIC PEL­LE­TIER

fi­ciait de per­mis­sions de sor­tie de l’hô­pi­tal de Per­san pour ve­nir nous voir un week-end. Lorsque c’était le cas, il s’ins­tal­lait dans le sa­lon. Sa­me­di, je n’ai rien re­mar­qué de par­ti­cu­lier dans­son­com­por­te­ment.» condam­na­tion à quatre mois d’em­pri­son­ne­ment avec sur­sis l’an­née sui­vante et une ins­crip­tion au fi­chier dit des « ra­di­ca­li­sés », le FSPRT, par­mi 15 000 à 16 000 noms. L’in­ci­dent avait don­né l’alerte au ren­sei­gne­ment ter­ri­to­rial du Val-d’Oise. « Son cas re­ve­nait avec in­sis­tance dans les réunions pré­fec­to­rales », confie une source très au fait du dos­sier.

Ma­maye D. est-il seule­ment dé­ran­gé ? Faut-il le clas­ser dans la ca­té­go­rie des ter­ro­ristes ? Les dé­cla­ra­tions du sus­pect en garde à vue font vite pen­cher la ba­lance. Le jeune homme af­firme être ve­nu pour tuer des membres des forces de l’ordre, sur la re­com­man­da­tion d’un com­bat­tant de Daech dans la zone ira­ko­sy­rienne, avec le­quel il se­rait en lien. Une per­qui­si­tion a été me­née hier ma­tin chez ses pa­rents.

« Sa­me­di, Ma­maye nous a dit qu’il al­lait se pro­me­ner sur les bords de l’Oise comme il en avait l’ha­bi­tude. Mai­si­la­fi­na­le­ment­pris­les­trans­ports pour se rendre à Pa­ris. Il sem­blait dans son état nor­mal. C’est un fan du PSG, avance ce membre de la fa­mille. Peut-être a-t-il vou­lu tout sim­ple­ment as­sis­ter à cette soi­rée dont il avait vu l’an­nonce sur BFMTV. »

Le jeune homme est pour­sui­vi pour as­so­cia­tion de mal­fai­teurs en re­la­tion avec une en­tre­prise ter­ro­riste en vue de com­mettre des as­sas­si­nats. Les in­ves­ti­ga­tions ont été con- fiées à la bri­gade cri­mi­nelle et à la DGSI, le ren­sei­gne­ment in­té­rieur.

Les spé­cia­listes ont, de longue date, in­té­gré le risque éma­nant de per­son­na­li­tés « bor­der line ». Ré­cem­ment, un ponte de l’an­ti­ter­ro­risme es­ti­mait entre 15 et 20 % le nombre de ra­di­ca­li­sés sui­vis par les ser­vices de ren­sei­gne­ment et pré­sen­tant des pro­blèmes psy­chia­triques.

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