Les ovo­pro­duits dans le col­li­ma­teur

Le Parisien (Paris) - - FAIT DU JOUR -

DES OEUFS IMPORTÉS du Nord de l’Eu­rope qui sont en­suite cas­sés et bat­tus dans des usines agroa­li­men­taires de l’ouest de la France… c’est dans ces «cas­se­ries » que les oeufs sont trans­for­més en li­quide. Tel était le des­tin des 13 lots conta­mi­nés li­vrés en juillet à deux éta­blis­se­ments de Maine-et-Loire et de la Vienne : de­ve­nir, dans le jar­gon in­dus­triel, des ovo­pro­duits, soit des oeufs bat­tus ven­dus par bi­dons de 3 litres et prêts à l’em­ploi.

En France, d’après les chiffres du Con­seil na­tio­nal pour la pro­mo­tion de l’oeuf (CNPO), le mar­ché de l’oeuf, pro­duit bon mar­ché par ex­cel­lence, est en pleine ex­pan­sion. 216 oeufs sont consom­més en moyenne chaque an­née par ha­bi­tant, dont 40 % sous forme d’ovo­pro­duits. En 2013, 290 000 t d’ovo­pro­duits ont été fa­bri­qués en France par une soixan­taine d’in­dus­triels, ré­par­tis pour la plu­part dans l’ouest de la France, no­tam­ment en Bre­tagne. En France, les in­dus­triels et les cantines se servent de ces ovo­pro­duits pour fa­bri­quer des pâ­tis­se­ries, des glaces, des plats cui­si­nés. C’est à la fois plus pra­tique, plus hy­gié­nique et moins cher », ex­plique Ch­ris­tine Lam­bert, la pré­si­dente de la FNSEA, qui pré­cise que « les usines s’ap­pro­vi­sionnent en prio­ri­té dans les pays du nord de l’Eu­rope, es­sen­tiel­le­ment la Bel­gique et les PaysBas, car ils coûtent moins cher ». Une si­tua­tion ré­cem­ment dé­non­cée par les éle­veurs fran­çais à l’oc­ca­sion des états gé­né­raux de l’alimentation.

Les consom­ma­teurs qui achètent leurs oeufs frais doivent-ils s’in­quié­ter ? D’après la FNSEA, 98 % des oeufs en­tiers dis­po­nibles en su­per­mar­chés dans l’Hexa­gone sont d’ori­gine fran­çaise. « Le consom­ma­teur peut donc se ras­su­rer et conti­nuer à ache­ter ses oeufs co­quille sans crainte. Ils ne sont pas concer­nés par la conta­mi­na­tion », as­su­rait hier soir la pré­si­dente de la FNSEA. Con­tac­tée, l’As­so­cia­tion na­tio­nale des in­dus­tries ali­men­taires (Ania) se re­fu­sait hier à tout com­men­taire.

D’après la FNSEA, les oeufs co­quille ne sont pas concer­nés en France, Les consom­ma­teurs peuvent donc conti­nuer à en ache­ter sans crainte.

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