Vent­de­fron­de­chezDe­li­ve­roo

La gé­né­ra­li­sa­tion du paie­ment à la course passe mal chez les li­vreurs à vé­lo de De­li­ve­roo.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE -

nière flexible », et que ce nou­veau mo­dèle per­met­tra aux li­vreurs qui sont tou­jours payés en par­tie à l’heure « d’ob­te­nir un chiffre d’af­faires plus éle­vé ». « C’est faux. On pou­vait en vivre dif­fi­ci­le­ment, mais ça va de­ve­nir im­pos­sible : 5 à 10 % des li­vreurs au maxi­mum ar­ri­ve­ront à se rap­pro­cher du smic », ré­agit Jé­rôme Pi­mot.

En France, 7 500 li­vreurs tra­vaillent pour De­li­ve­roo et 10 % d’entre eux sont concer­nés par le chan­ge­ment de ta­ri­fi­ca­tion. Mais même par­mi les 90 % qui sont dé­jà payés à la course, ce chan­ge­ment im­po­sé aux autres passe par­fois mal. « Notre sa­laire va for­cé­ment bais­ser car les vont vou­loir faire plus de courses pour ga­gner au­tant », ex­plique Fran­çois Oli­vier, 29 ans. Li­vreur à Bor­deaux de­puis oc­tobre, il est par ailleurs membre du nou­veau syn­di­cat CGT­Gi­ronde des cour­siers à vé­lo.

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