L’urne sur la che­mi­née, c’est dé­fen­du

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ -

en pleine na­ture est stric­te­ment en­ca­drée de­puis une loi de 2008. Après dé­cla­ra­tion préa­lable à la mai­rie du lieu de nais­sance du dé­funt, il est pos­sible de les li­bé­rer dans de grandes éten­dues (mon­tagnes, fo­rêts…) éloi­gnées des ha­bi­ta­tions, à condi­tion qu’elles ne se ré­pandent pas, même par­tiel­le­ment, sur la voie pu­blique ou dans un lieu pu­blic, comme un square ou un stade. C’est aus­si au­to­ri­sé en mer mais gé­né­ra­le­ment in­ter­dit dans les­coursd’eau.La­dis­per­sion­dans­son propre jar­din est éga­le­ment pro­hi­bée. De même qu’on n’a pas le droit de gar­der une urne dans une pro­prié­té pri­vée, à l’in­té­rieur d’une mai­son par exemple, la loi de 2008 ayant don­né aux cendres la même pro­tec­tion ju­ri­dique que celle d’un corps in­hu­mé et de­vant ain­si être trai­tées avec « res­pect, di­gni­té et dé­cence ». Fi­ni donc le temps où l’on pou­vait conser­ver dans un coin du sa­lon un sou­ve­nir éter­nel de­grand-pè­reou­de­grand-mère.

A l’is­sue de la cré­ma­tion, la prin­ci­pale des­ti­na­tion des cendres de­meure en­core les ci­me­tières avec l’in­hu­ma­tion de l’urne dans une sé­pul­ture, son dé­pôt dans un co­lum­ba­rium (mo­nu­ment qui com­porte des pe­tites niches abri­tant l’urne ci­né­raire) ou son scel­le­ment sur un mo­nu­ment fu­né­raire. La dis­per­sion y est éga­le­ment pos­sible dans un es­pace amé­na­gé à cet ef­fet, bap­ti­sé « jar­din du sou­ve­nir ». La cré­ma­tion re­pré­sente plus de 30 % des fu­né­railles dans notre pays.

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