« Les au­to­cars ont une faible ré­sis­tance au feu »

Avo­cate de plu­sieurs fa­milles de vic­times, plaide pour de nou­velles normes

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

tion de la route dé­par­te­men­tale plu­tôt ac­ci­den­to­gène, la vi­tesse du ca­mion qui n’est pas adap­tée, ce ré­ser­voir ad­di­tion­nel qui n’est pas ré­gle­men­taire, le pro­blème de frei­nage sur la re­morque cô­té droit et, sur­tout, la très faible ré­sis­tance au feu de l’au­to­car, voi­là ce qui a conduit à ce drame. Il ne l’ex­plique pas. Il constate. C’est conster­nant que, trente-cinq ans après le drame de Beaune

les consé­quences ne soient tou­jours pas ti­rées. C’est ce­la le plus dou­lou­reux pour les fa­milles des vic­times de Puis­se­guin. En deux mi­nutes, le bus en­tier a été ra­va­gé par les flammes. Con­trai­re­ment aux avions, aux ba­teaux et aux trains, les au­to­cars ont une plus faible ré­sis­tance au feu, seule­ment 50 parce que les normes de construc­tion, no­tam­ment pour les ma­té­riaux, sont moins exi­geantes. Ce n’est pas ac­cep­table. D’au­tant que le trans­port par au­to­car est ame­né à se dé­ve­lop­per en France dans le cadre de la loi Ma­cron. Si les normes an­ti­feu des au­to­cars ne changent pas, il y au­ra d’autres drames. Il y a presque un in­cen­die d’au­to­car par mois en France. Il est dé­ter­mi­nant. C’est dra­ma­tique parce que, sans ce ré­ser­voir ad­di­tion­nel, il n’y au­rait pas eu d’in­cen­die puisque le ré­ser­voir prin­ci­pal du ca­mion a, lui, ré­sis­té au choc. Main­te­nant que le BEA-TT a réa­li­sé l’en­quête ad­mi­nis­tra­tive, on at­tend que la jus­tice dé­ter­mine les res­pon­sa­bi­li­tés.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.