Ac­teur-réa­li­sa­teur de « la Ch’tite Fa­mille », ori­gi­naire du Nord

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS -

pri­vée ca­tho. Il y avait des en­fants plus ai­sés, on de­vait être deux ou trois pro­los seule­ment dans la classe et on se mo­quait de nous. On me di­sait : « Mais c’est quoi, cet ac­cent ? » Alors, quand je ren­trais chez mes pa­rents, je par­lais sans ac­cent et ma mère me di­sait : « Mais c’est quoi, cet ac­cent ? Tu fais ton fri­meux ! » cette ré­gion. Quand je viens, que ce soit pour un film ou un spec­tacle, j’ai tou­jours une pres­sion sup­plé­men­taire parce qu’il y a une grosse at­tente et que je ne veux pas dé­ce­voir. J’ai mis du temps à re­faire un film dans le Nord. Je de­vais trou­ver la bonne idée. Je passe du temps ici, je voyage beau­coup — là, je vais al­ler en Chine pour la sor­tie de « Raid dingue »… Si je vis prin­ci­pa­le­ment à Los An­geles, c’est pour pou­voir em­me­ner mes en­fants au foot et faire des courses avec eux. Les en­fants de pa­rents connus ont tou­jours l’im­pres­sion qu’on leur vole leur père ou leur mère. Moi, je ne re­fuse ja­mais un au­to­graphe ou une pho­to et quand vous êtes avec un en­fant, il ne com­prend pas pour­quoi il ne peut pas être sur la pho­to : il croit qu’on ne l’aime pas ou qu’il est trop moche. Ce sont des dé­tails, mais qui sont im­por­tants. Je ne veux pas que mes en­fants soient fils de ou fille de, je pré­fère que ce soit moi qui sois leur père. Mais je sais que je re­vien­drai un jour vivre en France.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.