« Juan Car­los était un roi for­mi­dable »

Le Parisien (Paris) - - AU FIL DE L’ÉTÉ -

« C’EST UNE RE­NAIS­SANCE.

On ne don­nait pas cher de la cou­ronne d’Es­pagne il y a trois ans. Les son­dages se sont amé­lio­rés, avec 77 % d’opi­nions fa­vo­rables pour le roi Fe­lipe, contre 40 % lors de son ac­ces­sion au trône en 2014. Per­sonne ne pa­riait une pe­se­ta sur lui. Au­cun scan­dale ne le touche, lui.

» La mo­nar­chie unit les ré­gions. La cou­ronne, c’est rond, ça per­met de pro­té­ger tout le monde. Fe­lipe est le roi de tous les Es­pa­gnols, des Cas­tillans aux An­da­lous. Le pro­blème, c’est que les Es­pa­gnols ont été juan­car­listes, ils sont de­ve­nus fe­li­pistes, mais il fau­drait qu’ils de­viennent vrai­ment mo­nar­chistes. Qu’on ne re­mette pas tout en ques­tion à chaque fois.

» Juan Car­los, c’était un roi for­mi­dable, il a sau­vé la dé­mo­cra­tie, il a fait près de trente-neuf ans de règne, et on a l’im­pres­sion qu’au der­nier mo­ment il n’y croyait plus. Il a cé­dé contraint et for­cé le trône à son fils, qui a eu la tâche de re­le­ver le dé­fi. Avec un père qui avait lais­sé le trône un peu bran­lant et une soeur qui, folle d’amour pour son ma­ri es­croc, a re­fu­sé de le dé­non­cer, mais a été exo­né­rée de toute charge ju­di­ciaire. Le roi Fe­lipe a fait un tra­vail de net­toyage de fond en comble. Il a re­mis de la trans­pa­rence, a pu­blié la liste des ca­deaux et des dé­penses. »

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