D

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS -

ans le pe­tit ci­me­tière d’Arcangues, au Pays basque, Mar­celle Char­tron, 71 ans, dis­pose des roses rouges sur la tombe de son idole. « Ja­mais de plas­tique ici, uni­que­ment des fleurs fraîches », pré­vient-elle. De­puis la mort de Luis Ma­ria­no, le 14 juillet 1970, cette ha­bi­tante de cette com­mune de 3 000 ha­bi­tants s’est fixé une mis­sion : fleu­rir chaque jour le car­ré où re­pose le roi de l’opé­rette, face à la mon­tagne.

Mais Mar­celle n’est pas vrai­ment contente qu’une par­tie des ad­mi­ra­teurs du chan­teur de « Mexi­co », 40 000 chaque Qua­rante-sept ans après la dis­pa­ri­tion de Luis, ses fans s’écharpent en­core sur le su­jet, et se scindent en deux clans : les par­ti­sans du 12 et ceux du 13 août. Ces der­niers sont ap­pa­rem­ment ma­jo­ri­taires, et c’est leur thèse qui est re­prise dans de nom­breux livres, ou même la fiche Wi­ki­pé­dia du chan­teur.

Mais le camp d’en face n’en dé­mord pas, à l’image de Mar­celle. Celle-ci sort d’un sac en toile à l’ef­fi­gie de Ma­ria­no une che­mise plas­ti­fiée. A l’in­té­rieur, des vieux do­cu­ments tout jau­nis. « Re­gar­dez, c’est le cer­ti­fi­cat de nais­sance et plu­sieurs

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.