Pour­quoi les Ma­cron se re­posent à Mar­seille

Ber­nard Ta­pie, an­cien pa­tron de l’OM, es­time qu’Em­ma­nuel Ma­cron a eu rai­son de mettre le cap sur une ville qui jouit dans l’opi­nion d’une image po­pu­laire pour pas­ser ses congés en fa­mille.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - QUEN­TIN LAURENT (AVEC PH. M.)

passe donc son soup­çon de va­cances à Mar­seille (Bouches-du­Rhône). Il au­ra fal­lu peu de temps pour que sa des­ti­na­tion es­ti­vale soit connue. Mais si la re­cherche d’une mé­téo bien­veillante, alors que le ba­ro­mètre de sa po­pu­la­ri­té fait plu­tôt grise mine, semble être une rai­son suf­fi­sante d’y po­ser ses va­lises (dans la ré­si­dence d’Etat du pré­fet, sur les hau­teurs de la ville), le choix de la ci­té pho­céenne est loin d’être ano­din.

Ch­ris­tophe Cas­ta­ner, por­te­pa­role du gou­ver­ne­ment et sur­tout ré­gio­nal de l’étape, dé­ment tout en­tre­mise de sa part : « Il aime beau­coup Mar­seille, il n’avait pas be­soin de moi… » nous as­sure l’ex-maire de For­cal­quier, élu dé­pu­té des Al­pesde-Haute-Pro­vence en juin. « Cette af­fec­tion, elle date des grandes an­nées de l’OM ! » abonde de son cô­té Ber­nard Ta­pie, an­cien pa­tron de l’Olym­pique de Mar­seille. Ma­cron, qui n’a ja­mais ca­ché son amour pour le club sa­cré cham­pion d’Eu­rope en 1993, n’a-t-il pas d’ailleurs été aper­çu ven­dre­di cou­rant le long du Pra­do, en bord de mer, avec le maillot olym­pien sur le dos ? L’opé­ra­tion sé­duc­tion se glisse même dans les fou­lées pré­si­den­tielles !

Mais Mar­seille n’abrite pas seule­ment le club de coeur du lo­ca­taire de l’Ely­sée : la ville coche aus­si toutes les cases d’une com­mu­ni­ca­tion pré­si­den­tielle telle que Ma­cron aime la maî­tri- me l’avait fait Sar­ko­zy après son élec­tion. Es­pé­rons qu’il se re­pose un peu à Mar­seille pour faire une po­li­tique meilleure après… »

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