Leur carte pos­tale

Un lieu, trois fa­milles, trois am­biances. Alors que la sai­son bat son plein, nous sommes al­lés à la ren­contre des Fran­çais qui ont choi­si cette sta­tion, un in­con­tour­nable de l’été.

Le Parisien (Paris) - - FAIT DU JOUR - TEXTES : ELSA MA­RI PHO­TOS : LUCAS BARIOULET ÀLAGRANDE-MOTTE(HÉ­RAULT)

que les pro­fes­sion­nels du tourisme dé­crivent vo­lon­tiers comme « par­ti­cu­lière ». « Cet été, les Fran­çais n’ont pas hé­si­té à re­voir leur pro­jet de va­cances au der­nier mo­ment », constate Di­dier Ari­no, di­rec­teur du ca­bi­net Pro­tou­risme. En cause, une mé­téo ca­pri­cieuse, sur­tout au cours de la deuxième par­tie de juillet. « Les ré­ser­va­tions étaient com­plètes dès la fin juin, tout le monde s’est ex­ci­té. Et puis, le mau­vais temps a joué. Fi­na­le­ment, la sai­son est moins bonne qu’at­ten­du », re­grette Jean­Pierre Na­dir, fon­da­teur du site Ea­sy­voyage.com. Du cô­té de l’Hé­rault, si le mois de juillet ne res­te­ra pas dans les an­nales, août en re­vanche se pré­sente bien. « On est plu­tôt­plu confiants. A prio­ri, ce se­ras com­plet jus­qu’à la fin dud mois », se ré­jouit Jé­rô­mem Arnaud, di­rec­teur de sta­tions à La Gran­de­Motte,M un des in­con­tour­na­blest de l’été. Ici, les plages sont bon­dées.b Les va­can­ciers,c nom­breux, ar­pen­tentp le front de mer, pa­tien­tentp avec leurs en­fants,e les yeux plein de gour­man­dise, de­vant les stands de glaces. « Notre clien­tèle est sur­tout fa­mi­liale et fran­çaise », in­dique Laure Pas­quet, di­rec­trice ad­jointe de l’of­fice du tourisme. UN BON­HEUR POUR LES FA­MILLES Si la fré­quen­ta­tion ne fai­blit pas, c’est parce que cette des­ti­na­tion en­so­leillée a aus­si su se ré­in­ven­ter et di­ver­si­fier son offre. Trop po­pu­laire ? La sta­tion a ou­vert le week-end der­nier son pre­mier hô­tel cinq étoiles. Dé­criée pour ses cons­truc­tions bé­ton­nées ? Les pro­fes­sion­nels du tourisme vantent au contraire une ar­chi­tec­ture avant-gar­diste et bien pen­sée qui sé­duit.

Après la Seconde Guerre mon­diale,Seconde Guerre mon­diale, la France ce n’offre au­cu-cune sta­tionn ni port de plai­sance aux es­ti­vants. Pour­tant, le Lan­gue­doc-Rous­sillon jouit de plus de 180 km de côtes et de plages. A la fin des an­nées 1950, l’Etat lance un vaste pro­gramme de tra­vaux. La Grande-Motte, choi­sie comme opé­ra­tion pi­lote, sort de terre, ex ni­hi­lo.

Une oeu­vrep ha rao nique mais conçue pour les pié­tons et les cy­clistes, avec 70 % d’es­paces verts. Un bon­heur pour les fa­milles que nous avons sui­vies sur la plage, lors d’une bai­gnade avec les en­fants. Mais aus­si dans leur ca­ra­vane, sur le port, au bord de la pis­cine d’un hô­tel ou sur un ba­teau.

Si les Fran­çais res­tent très vi­gi­lants sur leurs dé­penses, à La Gran­de­Motte, beau­coup nous ont fait par­ta­ger leur bon­heur d’être tout sim­ple­ment en va­cances, les pieds dans l’eau.l eau. LoinLoi des sou­cis du quo­ti­dien.

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