Deux­han­di­ca­pés­vic­times d’uneer­reurd’ai­guilla­ge­de­laSNCF

Deux han­di­ca­pés ont été ache­mi­nés dans la mau­vaise gare. Mo­tif ? Un ra­té du ser­vice d’as­sis­tance.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - JUS­TINE FRAYSSINET ETZOÉLAUWEREYS

long­temps de ce voyage en train. Emmanuelle, 28 ans, qui cir­cule en fau­teuil rou­lant, a dû faire un dé­tour de 1 000 km après une né­gli­gence de la SNCF, qui lui a pré­sen­té ses ex­cuses ven­dre­di et a re­con­nu n’avoir pas été « à la hau­teur ».

Mar­di der­nier, la jeune femme, qui a ré­ser­vé le ser­vice Ac­cès Plus d’as­sis­tance aux han­di­ca­pés de la SNCF, prend le train à Vin­ti­mille (Ita­lie), où des agents de la gare l’ont bien ai­dée à mon­ter à bord du train qui doit l’ame­ner chez elle, à Gre­noble (Isère). Mais à la cor­res­pon­dance à Avi­gnon (Vau­cluse), Emmanuelle est « ou­bliée » dans le TGV, par les as­sis­tants cen­sés l’ai­der à dé­bar­quer. « Les agents avi­gnon­nais m’at­ten­daient dans le hall de la gare », a-t-elle ex­pli­qué au mi­cro de France Bleu Vau­cluse. « Les pas­sa­gers sont sor­tis sur le quai mais n’ont vu per­sonne de la SNCF. Et trois mi­nutes d’ar­rêt, c’est très court quand on cherche déses­pé­ré­ment un agent de la SNCF. Le train est re­par­ti, sans ar­rêt, vers la gare de Lyon à Pa­ris, avec moi à bord… »

A Pa­ris, un agent lui vient en aide et la SNCF lui trouve une place dans un TGV en par­tance pour Gre­noble. Elle est ar­ri­vée fi­na­le­ment à des­ti­na­tion à 20 h 42, avec plus de quatre heures et de­mie de tra­jet re­tour et après une jour­née qu’elle qua­li­fie d’« exténuante et an­gois­sante ».

La jeune femme de­mande au­jourd’hui ré­pa­ra­tion à la SNCF. La so­cié­té fer­ro­viaire a pro­mis de cor­ri­ger le « dys­fonc­tion­ne­ment in­for­ma­tique » à l’ori­gine des mésa­ven­tures d’Emmanuelle et d’of­frir une com­pen­sa­tion « pour les désa­gré­ments et le re­tard su­bis ». Son tra­jet Vin­ti­mille-Gre­noble de­vait prendre un peu moins de deux heures, il au­ra pris la jour­née.

Autre gare, autre jour : un Bor­de­lais mal­voyant est mon­té dans le mau­vais train à Bor­deaux pour se re­trou­ver à Pa­ris alors qu’il vou­lait se rendre à… Or­thez (Py­ré­nées-At­lan­tiques). La faute à la SNCF, a-t-il ex­pli­qué à « Sud Ouest ».

Ce ven­dre­di 4 août, An­to­nio, 47 ans, se rend à Bor­deaux­Saint-Jean­pour­pren­dreun­train et re­joindre sa fa­mille à Or­thez, près de Pau. Il a pris un billet Ac­cès Plus, ré­ser­vé aux per­sonnes en si­tua­tion de han­di­cap et sup- po­sé ga­ran­tir un ac­com­pa­gne­ment en gare. Mais les agents le conduisent dans le mau­vais train. Ce n’est que quand les portes se sont re­fer­mées et que le contrô­leur a an­non­cé « Bien­ve­nue dans ce train sans ar­rêt jus­qu’à Pa­ris-Mont­par­nasse » qu’il a com­pris l’er­reur. A 14 heures, lors­qu’il est ar­ri­vé à Pa­ris (l’heure ap­proxi­ma­tive à la­quelle il au­rait dû être à Or­thez), la SNCF lui a four­ni un nou­veau billet de train qu’il a pris une heure et de­mie plus tard. An­to­nio est ar­ri­vé à Or­thez à 20 heures.

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