Ené­té,il­schou­chou­tent­vos­plantes

Une chaîne de su­per­mar­chés pro­pose de s’oc­cu­per gra­tui­te­ment des plantes de ses clients pen­dant leur ab­sence. Un cré­neau sur le­quel s’est aus­si po­si­tion­né le pre­mier site spé­cia­li­sé.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - TANGUYLYONNET ETCORALIEGARANDEAU

de long week-end du 15 août, les pre­miers clients s’en­gouffrent dans le su­per­mar­ché. En face du centre Georges-Pom­pi­dou, au coeur de Pa­ris, le ma­ga­sin Bio c’ Bon vient d’ou­vrir son ri­deau mé­tal­lique. Au pre­mier re­gard, ce qui sur­prend, c’est la vé­gé­ta­tion qui s’étale entre les caisses et la vi­trine. Des plantes à vendre ? Pas du tout. « C’est ce qu’on nous confie », ex­plique Clé­mence, 25 ans, res­pon­sable ad­jointe de cette bou­tique.

Jus­qu’à la fin du mois, l’en­seigne bio pro­pose en ef­fet à ses clients dé­ten­teurs de la carte de fi­dé­li­té de s’oc­cu­per gra­tui­te­ment de leurs com­pa­gnons vé­gé­taux, pen­dant qu’ils partent se mettre au vert. Ce ser­vice (1), in­édit dans ce type de com­merce, est ap­pré­cié. « C’est très utile. Beau­coup de gens n’ont sou­vent per­sonne pour ar­ro­ser leurs plantes en leur ab­sence », ex­plique Jean-Marc, 60 ans.

So­phie, une fonc­tion­naire qui ha­bite à quelques en­ca­blures, avait, elle, la pos­si­bi­li­té de lais­ser les clés aux gar­diens de son im­meuble pour qu’ils ar­rosent le pe­tit oli­vier et le ro­sier qui ornent son bal­con. « Mais je n’aime pas trop qu’on vienne chez moi quand je ne suis pas là. » « Et puis, ici, on peut leur faire confiance. Re­gar­dez, il y a même un beau poi­vron vert », s’en­thou­siasme Do­mi­nique, une re­trai­tée du quar­tier. Ef­fec­ti­ve­ment, au mi­lieu de la di­zaine de pots, on trouve des poi­vrons, mais aus­si des plants de to­mates qui ont dé­jà de belles cou­leurs. Les cais­siers, qui se trans­forment en jar­di­niers le tempsd’uné­té,ne­pren­nent­pas la tâche à la lé­gère. Il faut dire que les pro­prié­taires sont exi­geants. « Avant de nous confier ses plantes, une dame a vé­ri­fié tous les pots dont on s’oc­cupe pour voir s’il y avait bien de l’eau et si les feuilles ne jau­nis­saient pas », confie la jeune res­pon­sable ad­jointe.

Pour être cer­tain de ne pas faire d’er­reur fi­gure au pied de chaque plante une pe­tite éti­quette où sont no­tés le pré­nom du pro­prié­taire, la du­rée d’en- so­leille­ment et la fré­quence d’ar­ro­sage sou­hai­tée. L’offre est tout de même li­mi­tée à trois plantes par per­sonne pour évi­ter de trop en­com­brer les bou­tiques de la chaîne.

Bio c’ Bon n’est pas le seul à faire du plant-sitting, l’équi­valent du baby-sitting pour les vé­gé­taux. D’autres se sont lan­cés sur ce cré­neau. Au prin­temps, Med­deh, qui « en avait marre de voir ses ar­bustes cre­ver », a créé une plate-forme In­ter­net (2) qui se veut l’Airbnb du gar­dien­nage de plantes. Le site sert à mettre en re­la­tion des plant­sit­ters, comme Sa­rah à Gre­noble, qui se pro­pose « d’ac­cueillir un bout de na­ture » dans son ap­par­te­ment, et de fu­turs va­can­ciers, par lo­ca­li­sa­tion géo­gra­phique. Les pro­prié­taires peuvent dé­po­ser au­tant de pots qu’ils le sou­haitent. Mais, contrai­re­men­tà­ce­que­pro­po­seBio c’ Bon, le ser­vice est payant : 1,99 € par jour pour 1 à 10 plan- tes et 2,99 € jus­qu’à 20 plantes. Sur le site, les uti­li­sa­teurs peuvent té­lé­char­ger leur « fiche d’exi­gences » pour in­di­quer exac­te­ment la fré­quence d’ar­ro­sage et des pré­ci­sions d’en­tre­tien. Une cen­taine de par­ti­cu­liers, sur­tout dans les grandes villes comme Pa­ris et Bor­deaux, ont dé­jà uti­li­sé cette plate-forme. Près de 2 000 per­sonnes ont ma­ni­fes­té hier contre un pro­jet d’ex­trac­tion de sable en baie de Lan­nion (Cô­tesd’Ar­mor). L’ex­ploi­tant, une so­cié­té pri­vée, a ob­te­nu une conces­sion de quinze ans qui lui per­met de pré­le­ver jus­qu’à 250 000 m3 par an sur une dune sous-ma­rine. Ce sable cal­caire est des­ti­né à amen­der les terres agri­coles pour di­mi­nuer leur aci­di­té. Des élus de la ré­gion, op­po­sés au pro­jet, doivent être re­çus le 30 août au mi­nis­tère de l’Eco­no­mie. La pe­tite-fille d’un homme de 93 ans, ne trou­vant pas son grand-père dans sa mai­son de re­traite, a don­né l’alerte sa­me­di après­mi­di à Plé­neuf-Va­lAn­dré (Cô­tesd’Ar­mor). Grâce à la des­crip­tion du no­na­gé­naire, les gen­darmes dé­pê­chés à sa re­cherche l’ont fi­na­le­ment re­trou­vé dans un parc proche de la ré­si­dence, en par­faite forme et au bras de… sa pe­tite amie.

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