Des ONG ar­rêtent le sau­ve­tage de mi­grants en Mé­di­ter­ra­née

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

Re­tour à quai pour le « Pru­dence » et le « Sea Eye », les deux plus gros na­vires de se­cours aux mi­grants en Mé­di­ter­ra­née, ont an­non­cé les ONG fran­çaise Mé­de­cins sans fron­tières et al­le­mande Sea Eye. Une dé­ci­sion motivée par « des risques de sé­cu­ri­té », ex­plique MSF, après que la ma­rine li­byenne a an­non­cé la mise en place d’une zone de re­cherche et sau­ve­tage (SAR) et la li­mi­ta­tion de l’ac­cès des ba­teaux hu­ma­ni­taires aux eaux in­ter­na­tio­nales au large de ses côtes.

« Nous lais­sons un vide mor­tel en Mé­di­ter­ra­née », dé­plore Sea Eye, qui es­time avoir sau­vé 12 000 per­sonnes de­puis avril 2016. « Il y au­ra plus de morts en mer et plus de gens se­ront pié­gés en Li­bye », re­doute MSF, qui main­tient tou­te­fois son équipe mé­di­cale sur le ba­teau de SOS Mé­di­ter­ra­née « Aqua­rius ». L’Ita­lie per­çoit l’in­ten­si­fi­ca­tion du contrôle des eaux li­byennes par Tri­po­li comme « le signe d’un ré­équi­li­brage », se­lon son mi­nistre des Af­faires étran­gères pour qui la moindre pré­sence des ONG, qua­li­fiées par leurs dé­trac­teurs d’être de­ve­nues des « taxis » de mi­grants, se­rait po­si­tive. « Les Etats eu­ro­péens et les au­to­ri­tés li­byennes mettent conjoin­te­ment en place un blo­cus qui em­pêche les gens de se mettre en sé­cu­ri­té », consi­dère à l’in­verse MSF, qui dé­nonce « une at­teinte in­ac­cep­table à la vie et à la di­gni­té des per­sonnes ».

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