C’est la lutte fi­nale

Jo-Wil­fried Tson­ga peut en­voyer l’équipe de France en fi­nale à condi­tion de battre cet après-mi­di Du­san La­jo­vic. Si­non, Lu­cas Pouille se re­trou­ve­ra dos au mur.

Le Parisien (Paris) - - SPORTS -

nirs qu’il a ici

Il a été très fort pour gé­rer cet as­pect-là. »

Avant-hier, le no 18 mon­dial a as­su­ré. Et ras­su­ré. « Il est en confiance, il a joué de mieux en mieux, ob­serve Loïc Cour­teau, l’en­traî­neur des Bleus. Il au­ra de bonnes sen­sa­tions, mais il faut qu’il soit vi­gi­lant, qu’il es­saie de prendre son ad­ver­saire à la gorge d’en­trée de jeu et qu’il lui montre qui est le pa­tron en avan­çant avec ses grosses frappes en coup droit. L’ob­jec­tif, c’est la vic­toire pour Jo, tout en pré­pa­rant Lu­cas à al­ler cher­cher un éven­tuel 3e point à 2-2. Il ne faut sur­tout pas se dire que ça va être fa­cile… »

D’au­tant que la der­nière fois que la France s’est in­cli­née après avoir me­né 2-1, c’était en… Ser­bie, lors de la fi­nale de 2010. « Ne pen­sez même pas à com­ment on pour­rait faire pour perdre, c’est un truc de pois­sard, lâ- che le capitaine, Yan­nick Noah, les traits ti­rés par le stress. On a deux matchs pour faire un point. Vu l’ad­ver­saire, ce se­ra plus un sou­la­ge­ment qu’une joie. Parce qu’on sait que si on perd, ça va être notre fête. On a tel­le­ment en­vie d’y ar­ri­ver ! Si ça doit se pas­ser, c’est cette an­née. On ne sait pas ce que va de­ve­nir la Coupe Da­vis, le ca­len­drier de l’an­née pro­chaine, etc. En fi­nale on risque de jouer l’Aus­tra­lie. C’est une belle op­por­tu­ni­té pour nous. Pour l’Aus­tra­lie aus­si, vous me di­rez… J’y croyais dé­jà à mort l’an­née der­nière et ce­la a été une énorme dé­cep­tion. » Dif­fi­cile de ne pas avoir dé­jà la tête dans les nuages alors que les pieds de Tson­ga n’ont même pas en­core fou­lé la terre. « Der­rière, il y a une fi­nale, glisse Ma­hut. Ce n’est pas fi­ni pour nous. Ce n’est qu’une étape. Vous l’avez tous dans la tête, on l’a dans la tête. Ça fait long­temps qu’on court après cette vic­toire qui nous échappe. » Seize ans, pré­ci­sé­ment. De­puis l’exploit du qua­tuor Gros­jean, Es­cu­dé, Pio­line, San­to­ro… en Aus­tra­lie.

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