En route pour le Mon­dial

Eli­mi­na­toires Mon­dial 2018 À l’image de Di­mi­tri Payet, les Bleus sont sou­la­gés d’avoir va­li­dé leur ti­cket di­rect pour la Rus­sie. Conscients de leurs la­cunes, ils sont per­sua­dés de pou­voir les gom­mer pour briller l’an pro­chain.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - PAR BER­TRAND MÉTAYER (AVEC CH.B. ET F.G.)

de l'équipe de France n'ont pas exul­té au coup de sif­flet fi­nal, trop conscients que cette cam­pagne vic­to­rieuse avec cette qua­li­fi­ca­tion di­recte lais­sait der­rière elle beau­coup d'in­ter­ro­ga­tions sur la des­ti­née des Bleus en Rus­sie. « C'est un sou­la­ge­ment et, même s'il y a des ir­ré­gu­la­ri­tés dans nos per­for­mances, l'es­sen­tiel est là, as­sure le ca­pi­taine Hu­go Llo­ris. Dans la dif­fi­cul­té et sous pres­sion, on a ré­pon­du présent. C'est tou­jours dif­fi­cile avec l'équipe de France. On était fa­vo­ris et il fal­lait res­pec­ter ce sta­tut. On a rem­pli l'ob­jec­tif en al­ter­nant le très bon et le moins bon. Ce­la de­mande un état d'es­prit ir­ré­pro­chable. On peut s'ap­puyer sur ces bases pour l'ave­nir».

Dans un ves­tiaire joyeux, Di­dier Des­champs a d'ailleurs ra­pi­de­ment ré­su­mé ce qu'il at­ten­dait de ses joueurs d'ici mai et la pu­bli­ca­tion de sa liste des 23. « Ce­la va très vite dans le foot­ball donc ap­pré­ciez, a rap­pe­lé le sé­lec­tion­neur. On se re­ver­ra avant mais au fond de votre tête et dans votre agen­da, c’est : Coupe du monde en juin ! » Vi­si­ble­ment sou­la­gé après la ren- contre, Oli­vier Gi­roud re­gar­dait droit de­vant lui aus­si et évo­quait tout de suite l'en­semble des pro­grès que les Bleus doivent ef­fec­tuer. « Main­te­nant, on va pou­voir bos­ser les au­to­ma­tismes, les af­fi­ni­tés, nos re­la­tions sur le ter­rain avec ce groupe qui vit su­per bien en­semble, ex­plique l'at­ta­quant d'Ar­se­nal. Il y a des signes d'en­cou­ra­ge­ments qui laissent pré­sa­ger de bonnes choses pour l'ave­nir. »

Co­ren­tin To­lis­so es­père voir « des pro­grès dans la maî­trise en cours de match »quand Mous­sa Sis­so­ko plaide, lui, pour la pa­tience au­tour des Bleus. « On va essayer de mon­ter en puis­sance pen­dant ces matchs ami­caux, pour­suit le mi­lieu de Tot­ten­ham. L'effectif a été re­ma­nié après l'Eu­ro 2016 avec l'ar­ri­vé de plu­sieurs jeunes. Une équipe ne se fait pas en un cla­que­ment de doigts » « On at­tend beau­coup de nous mais on ne laisse pas beau­coup de temps, abonde Di­mi­tri Payet. Mais main­te­nant qu'on est qua­li­fiés, on se­ra li­bé­rés. »

Le temps se­ra en ef­fet bien l'en­ne­mi des Bleus, qui ne se re­croi­se­ront plus qu'en no­vembre puis en mars avant d'en­ta­mer la pré­pa­ra­tion fi­nale pour le Mon­dial. Mais Llo­ris veut croire que celle-ci peut tout chan­ger. « On au­ra un mois pour vivre et tra­vailler en­semble. Une phase fi­nale n'a rien à voir avec une cam­pagne de qua­li­fi­ca­tion. On au­ra du temps pour pro­gres­ser dans le jeu et on ju­ge­ra le ni­veau de l'équipe de France pen­dant la Coupe du monde, lance le gar­dien tri­co­lore. On a un groupe très jeune qui doit conti­nuer à em­ma­ga­si­ner de l'ex­pé­rience mais le ta­lent est là. Pour beau­coup, ce se­ra la pre­mière Coupe du monde, je sais ce que ce­la peut re­pré­sen­ter. Mais on se ren­dra avec beau­coup d'en­thou­siasme en Rus­sie. » Et beau­coup d'am­bi­tion !

« UNE PHASE FI­NALE N’A RIEN À VOIR AVEC LES QUALIFICATIONS » HU­GO LLO­RIS

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.