Ted­dy Ri­ner donne de la voix dans « Le­go Nin­ja­go »

Ted­dy Ri­ner double, dans ce film d’ani­ma­tion très drôle, un nin­ja DJ. L’oc­ca­sion d’évo­quer avec le cham­pion sa pas­sion pour le ci­né­ma.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR RE­NAUD BARONIAN

On a ren­dez-vous avec lui dans une salle obs­cure, celle du stu­dio War­ner à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de­Seine). On est heu­reux qu’il soit sou­riant, gen­til et dé­ten­du, tant son phy­sique hors normes — 2,04 m pour 130 kg — im­pres­sionne. Moins que son pal­ma­rès, avec neuf titres de cham­pion du monde de ju­do et deux mé­dailles d’or olym­piques. Dans « Le­go Nin­ja­go », film hi­la­rant, à l’hu­mour dé­ca­lé mais des­ti­né au jeune pu­blic, Ted­dy Ri­ner, 28 ans, double Cole, un DJ nin­ja. Son

per­son­nage va de­voir af­fron­ter, avec sa bande, le su­per-méchant Gar­ga­don qui me­nace de pul­vé­ri­ser la ville de Nin­ja­go Ci­ty. C’est la deuxième fois que vous dou­blez un per­son­nage de des­sin ani­mé après « Zoo­to­pie » l’an der­nier…

TED­DY RI­NER. Oui, mais là, c’est un rôle plus im­por­tant. Ça m’a fait plai­sir parce que c’est un per­son­nage cool, il est DJ et il fait trem­bler la terre grâce à son pou­voir. Il me plaît, il est mar­rant ! Pour « Le­go Nin­ja­go », il a fal­lu que je joue réel­le­ment : j’ai dû ap­prendre, et j’ai kif­fé. Je pense qu’on re­con­naît ma voix. Vous connais­siez l’uni­vers « Le­go Nin­ja­go » avant ce film ? Oui, mais je n’avais pas me­su­ré à quel point ça car­ton­nait au­près du jeune pu­blic. Même si j’ai pu voir l’ef­fet de la sé­rie sur mon fils de 3 ans. Il en­chaîne les DVD, il s’en­dort des­sus. Et quand ça n’est pas ça, c’est « Le­go Star Wars », « Cars » ou « les Mi­nions » : bref, je suis en plein de­dans ! Vous lui avez dit que vous dou­bliez un per­son­nage ? Non, juste que j’al­lais l’em­me­ner au ci­né­ma. Il va avoir une belle sur­prise ! En­fant, vous re­gar­diez quoi ? J’étais à fond dans « Dra­gon Ball Z », et dans les Dis­ney de Noël. Chaque an­née, on al­lait en fa­mille au Grand Rex, pour la Fée­rie des eaux puis le Dis­ney qui en­chaî­nait, « Alad­din », « le Roi Lion »… Je connais les chan­sons par coeur ! Et j’ai des sou­ve­nirs de peur ou de tris­tesse liées à « Bam­bi » ou « Dum­bo » qui m’avaient fait chia­ler ! Quels films vous ont le plus mar­qué ? Mon film culte d’en­fant, c’est « Ma­ry Pop­pins ». Je veux ab­so­lu­ment le mon­trer à mon fils. Pour les films d’ac­tion, « Ro­cky », « Ram­bo », et les « Fast and Fu­rious ». En fan­tas­tique, j’aime les sa­gas du « Sei­gneur des an­neaux » et sur­tout celle d’« Har­ry Pot­ter ». Quand elle s’est ter­mi­née, j’ai ver­sé ma larme. Avez-vous dé­jà vu un film avant de vous pré­pa­rer à un com­bat ? J’ai eu des pé­riodes où je re­gar­dais des films d’ac­tion comme les « Ro­cky » ou les « Ram­bo » avant des com­bats. En 2009, à Rot­ter­dam, quand j’ai ga­gné le Championnat du monde, j’ai re­pro­duit la ges­tuelle de « Ram­bo » avec sa mi­traillette à la fin du com­bat. J’avais juste re­vu le film la veille ! Ça me dé­ten­dait et ça me pré­pa­rait à ce qui al­lait suivre : pour moi, une com­pé­ti­tion, c’était la guerre. Au­jourd’hui, c’est dif­fé­rent, je peux re­gar­der n’im­porte quel film la veille. Mais l’en­vie de ga­gner est tou­jours pré­sente en vous ? Oui, et tant qu’elle se­ra là, je conti­nue­rai. En­fin, si mon corps me le per­met. Il com­mence à crier. J’ai de l’ar­throse. Je n’ai plus de car­ti­lage au ni­veau des ge­noux, des épaules... L’usure est très pré­coce chez les spor­tifs de haut ni­veau. Vous êtes en pleine pré­pa­ra­tion de com­pé­ti­tion ? Oui, les Cham­pion­nats du monde toutes ca­té­go­ries, les 11 et 12 no­vembre, que je n’ai ga­gné qu’une seule fois en 2008. Après, je pour­rai souf­fler un peu (NDLR : il est le seul à ne pas avoir par­ti­ci­pé à la grève des ju­do­kas, en conflit avec leur fé­dé­ra­tion). Dans ces pé­riodes d’en­traî­ne­ment, comment vous dé­ten­dez-vous ? Avec des films, beau­coup de films, le ci­né­ma, c’est mon uni­vers, tout comme les sé­ries. J’en re­garde tous les soirs. Dans tous les genres : hier, j’ai vu « Pro­ble­mos », d’Eric Ju­dor, et ré­cem­ment, le der­nier « Trans­for­mers » et « Spi­der-Man : Ho­me­co­ming ». Et votre sé­rie pré­fé­rée ? Je ne sais pas trop si je vais oser le dire… (il hé­site.) Al­lez, c’est « Gos­sip Girl » ! J’ai vrai­ment kif­fé. A tel point que quand les deux per­son­nages prin­ci­paux se sont sé­pa­rés avant la fin de la sé­rie, j’ai ar­rê­té et j’ai mis du temps à la ter­mi­ner. J’aime trop les happy ends.

J’AI PU VOIR L’EF­FET DES LE­GO NIN­JA­GO SUR MON FILS “JE RE­GAR­DAIS « RAM­BO » AVANT DES COM­BATS ”

« Le­go Nin­ja­go : le film », film d’ani­ma­tion amé­ri­cain de Char­lie Bean et Paul Fi­sher, avec la voix de Ted­dy Ri­ner en VF. Dès 5 ans.

Ted­dy Ri­ner, 28 ans, 130 kg et 2,04 m, a ai­mé dou­bler Cole : « Ça m’a fait plai­sir parce que c’est un per­son­nage cool, il est DJ et il fait trem­bler la terre grâce à son pou­voir. »

Cole va de­voir sau­ver la ville de Nin­ja Ci­ty avec sa bande.

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