Une puce sous la peau ?

Le Parisien (Paris) - - SPORTS -

En ma­tière de lutte contre le do­page, il existe dé­jà le dis­po­si­tif de lo­ca­li­sa­tion. Un sys­tème qui oblige les spor­tifs à ren­sei­gner pré­ci­sé­ment le lieu où ils se trouvent en vue d’un contrôle in­opi­né. En cas d’ab­sences ré­pé­tées non jus­ti­fiées, le fau­tif est aver­ti puis sus­pen­du au bout de trois ab­sences (« no show »).

Si le sys­tème est ju­gé in­tru­sif et contrai­gnant par les ath­lètes, que pen­ser de l’idée lan­cée sur la place pu­blique hier par l’As­so­cia­tion mon­diale des olym­piens (WOA), re­grou­pant tous les par­ti­ci­pants aux Jeux olympiques ? « Nous met­tons des puces à nos chiens. Ce­la ne semble pas leur nuire. Alors pour­quoi ne pas mettre des puces sur nous-mêmes... » a dé­cla­ré Mike Miller, le di­rec­teur gé­né­ral de la WOA. Se­lon elle, pou­voir lo­ca­li­ser 24 heures sur 24 les cham­pions est le meilleur moyen de lut­ter contre les tri­cheurs et le do­page, quitte à ce que ce­la consti­tue une at­teinte si­gni­fi­ca­tive à la vie pri­vée. « Nous de­vons faire face aux tri­cheurs. Je pense que, dans cette quête d’éra­di­ca­tion du do­page, nous de­vons mettre des puces, mu­nies des der­nières avan­cées tech­no­lo­giques, sur nos ath­lètes. Cer­tains es­timent que ce­la re­pré­sente une vio­la­tion de la vie pri­vée. C’est un club, et ceux qui ne veulent pas se sou­mettre aux règles du club n’ont qu’à pas le re­joindre », a en­core dé­cla­ré le di­rec­teur gé­né­ral de la WOA, qui re­pré­sente 100 000 olym­piens dans le monde.

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