« Je n’avais ja­mais connu une telle crise sa­ni­taire »

Mé­de­cin et ex-dé­pu­té

Le Parisien (Paris) - - SOCIETE -

faits avec des consé­quences très graves sur leur santé. Mais si ce type de sites existe, c’est aus­si parce que les au­to­ri­tés n’ont pas pris la me­sure de la crise et ont fait preuve de contra­dic­tions, in­quié­tant les pa­tients. Même si des lots de l’ancienne for­mule ont fi­na­le­ment été ré­in­tro­duits en France, cer­tains ont tel­le­ment peur de ne pas y avoir ac­cès qu’ils sont prêts à tout pour s’en pro­cu­rer. at­tente de trai­te­ment dans les centres de phar­ma­co­vi­gi­lance, dé­bor­dés ! La crise est loin d’être ter­mi­née. Hier en­core, j’étais au té­lé­phone avec un psy­chiatre qui m’in­di­quait avoir eu plu­sieurs hos­pi­ta­li­sa­tions à cause de troubles liés à la nou­velle for­mule du Le­vo­thy­rox. Nous sommes sol­li­ci­tés de toute part. Je n’avais ja­mais connu une telle crise sa­ni­taire. Quand j’ai or­ga­ni­sé dans ma com­mune

la pre­mière réunion Me­dia­tor avec Irène Fra­chon, il y avait 200 per­sonnes. Pour celle sur la Dé­pa­kine, il y avait 120 per­sonnes. Di­manche, j’ai or­ga­ni­sé celle sur le Le­vo­thy­rox, Nous avions pré­ve­nu à peine cinq jours avant et il y avait 900 per­sonnes, pas as­sez de places as­sises. Le Le­vo­thy­rox dé­passe tout en termes d’im­pact sur la po­pu­la­tion comme de mo­bi­li­sa­tion. Il faut une vraie ré­flexion sur les so­lu­tions à mettre en oeuvre et en fi­nir dé­fi­ni­ti­ve­ment avec le mo­no­pole de Merck sur ce mé­di­ca­ment.

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