Ces deux Qué­bé­cois nous laissent cois

L’un chante, l’autre ra­conte. Mais Pierre La­pointe et Fred Pel­le­rin par­tagent la même ori­gine, le Qué­bec, et se dis­tinguent par leur vrai ta­lent.

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS -

ex­plo­sif ou une bande ori­gi­nale ex­pé­ri­men­tale pour une ga­le­rie d’art contem­po­rain. Avec Pierre La­pointe, tout est pos­sible. Va­ria­tions sub­tiles au­tour de l’amour, « la Science du coeur » est un disque à la fois so­phis­ti­qué et ac­ces­sible, im­pres­sion­nant et évident, in­tel­lo et ac­cueillant. Comme son au­teur. « Je me suis construit aux cô­tés d’une mère, prof d’arts plas­tiques. Elle m’em­me­nait sou­vent au mu­sée. Quand tu dé­couvres le tra­vail de Wa­rhol à 14 ans et qu’on te l’ex­plique, ça marque. J’ai as­sis­té à toute sorte de spec­tacles de danse, de théâtre, des gros shows in­ter­na­tio­naux, des mises en scène au­da­cieuses. Je me di­sais en voyant ça :

» De­puis, il ose, tente, cherche : « J’es­saie et j’es­saie en­core », dit-il. Pour « la Science du coeur », il a vou­lu cons­truire un pont entre « mu­sique clas­sique et chan­son des an­nées 1960, à la Brel, Bras­sens, Bar­ba­ra », avec l’aide de Da­vid-Fran­çois Moreau, brillant ar­ran­geur et le frère de Pa­trick Bruel.

On le fé­li­cite pour son al­bum. Pierre La­pointe voit for­cé­ment plus grand. « J’ai en­vie de lais­ser une trace. Vous ju­ge­rez mon oeuvre quand je se­rai mort. Si vous ne le faites pas, c’est que je n’au­rai pas été as­sez bon. »

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