Les Her­biers vont jouer à douze

Op­po­sé de­main à Cham­bly en de­mi-fi­nale de Coupe de France, le pe­tit club ven­déen de Na­tio­nal est pous­sé par toute une ré­gion.

Le Parisien (Paris) - - FOOT­BALL -

Preuve de l’em­bal­le­ment, les 35 000 places de l’his­to­rique de­mi-fi­nale au stade de la Beau­joire, mar­di soir face à Cham­bly, se sont ar­ra­chées trois se­maines avant le coup d’en­voi. « L’en­goue­ment est in­croyable, lâche Sté­phane Ma­sa­la, l’en­traî­neur. Ici, c’est une terre de foot­ball, même s’il n’y a pas de club phare de cha­pelles que de ter­rains de foot. Et plein de bé­né­voles font vivre le club. » En Na­tio­nal, Les Her­biers ac­cueillent près de 2000 spec­ta­teurs en moyenne. « Au­tour de notre stade Mas­sa­bielle, pour­suit Ma­sa­la, il y a trois bars. C’est unique et ce­la si­gni­fie que le stade est un lieu de vie im­por­tant. » « 85 Rouge et Noir » que le pu­blic des Her­biers re­ven­dique à tra­vers l’épo­pée en Coupe de France. Jean-Re­né Ber­nau­deau, l’em­blé­ma­tique pa­tron de l’équipe cy­cliste Di­rect Ener­gie dont le siège est aux Es­sarts, à 30 km, s’est fen­du, au nom de la Ven­dée, d’une vi­site chez les foot­bal­leurs. « Je leur ai par­lé comme je m’adresse à mes cou­reurs, ra­conte Ber­nau­deau. Je leur ai dit qu’en Ven­dée, his­to­ri­que­ment, on aime d’abord le vé­lo et la voile. Mais qu’eux avaient un pro­jec­teur pour mettre en lu­mière notre dé­par­te­ment. Nous sommes un peuple et on va le mon­trer à la Beau­joire puis, je l’es­père, au Stade de France. »

Les joueurs ont com­pris qu’ils ne joue­ront pas que pour eux face à Cham­bly. Joa­chim Ei­ck­mayer, le mi­lieu pas­sé par So­chaux, en est convain­cu. « Au stade, il y a du rouge et du noir mais aus­si des dra­peaux ven­déens, ra­conte-t-il. Les gens sont fiers de leurs ra­cines et ils veulent qu’on ren­voie une belle image de la Ven­dée. »

Ke­vin Ro­che­teau, l’at­ta­quant, ne compte plus les « bra­vo pe­tit, toi et tes co­pains, vous re­pré­sen­tez bien la ré­gion ». « Je n’en­tends que ça de­puis plu­sieurs se­maines, s’amuse-til. Ce­la pour­rait nous stres­ser, mais ici, c’est un club fa­mil­lial et c’est un mot qui compte. A Niort, mon club pré­cé­dent, la concur­rence entre joueurs bouf­fait l’am­biance. Ici, on est unis. Et on n’a pas en­vie de s’ar­rê­ter là. Parce que même si c’est énorme de jouer une de­mi-fi­nale, ce se­rait ter­rible de se faire éli­mi­ner par un club du même ni­veau. »

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