Dites doc­teur, je peux conduire ?

Se­lon une étude de la Pré­ven­tion rou­tière que nous ré­vé­lons, trois quarts des pro­fes­sion­nels de san­té pensent avoir un rôle à jouer pour ai­der leurs pa­tients à conduire en sé­cu­ri­té.

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - ÉMI­LIE TORGEMEN

rhume des foins, Béa­trice s’est vu pres­crire des an­ti­his­ta­mi­niques. « Il y avait bien un pic­to­gramme rouge avec l’ins­crip­tion

mais je ne l’avais pas vu ou je ne l’avais pas cru », confie-telle. C’est comme ça qu’elle s’est as­sou­pie au vo­lant à 120 km/h sur l’au­to­route. Rien de cas­sé mais une grosse frayeur.

« Dans ces cas, comme lors de ma­la­dies ch­ro­niques ou de dé­fi­ciences vi­suelles, les mé­de­cins sont un maillon es­sen­tiel pour aler­ter leurs pa­tients », es­time Anne Lavaud, de la Pré­ven­tion rou­tière. Son as­so­cia­tion, en par­te­na­riat avec la mu­tuelle MACSF, a réa­li­sé une étude au­près de pro­fes­sion­nels de san­té, dont nous ré­vé­lons les ré­sul­tats

Elle pu­blie en pa­ral­lèle 21 fiches pra­tiques sous forme de bro­chure ou de site Web pour ai­der les blouses blanches. « L’ob­jec­tif n’est pas de faire re­non­cer à la conduite mais de per­mettre de se dé­pla­cer en sé­cu­ri­té », in­siste-t-elle. Ils sont te­nus au se­cret mé­di­cal. « Dans les faits, les mé­de­cins éva­luent dans quelles condi­tions leurs pa­tients peuvent conduire. Ils doivent aus­si être ca­pables de leur conseiller d’ar­rê­ter la voi­ture, le temps de chan­ger de lu­nettes ou de trou­ver le bon mé­di­ca­ment », pointe le pro­fes­seur. Le tout avec tact et per­sua­sion. Car, in fine, c’est au conduc­teur de contac­ter un mé­de­cin agréé par la pré­fec­ture pour faire an­nu­ler son per­mis dans le cas ex­trême d’une in­ca­pa­ci­té

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