Jo­ce­lyne sait trou­ver les mots

Le Parisien (Seine et Marne) - - LOISIRS -

« MON­SIEUR LE PRÉ­SIDENT, je vous écris une lettre »… que Jo­ce­lyne Cur­ton li­ra sans doute. Ar­ri­vée il y a qua­rante ans à l’Ely­sée comme se­cré­taire sté­no, elle a fré­quen­té de nom­breux ser­vices du pa­lais, avant de de­ve­nir ré­dac­trice au ser­vice de la cor­res­pon­dance pré­si­den­tielle, à 62 ans. Avec près de 60 de ses col­lègues, ins­tal­lés quai de Val­my, elle a en charge la ges­tion de l’im­po­sant cour­rier re­çu par le pré­sident : quelque 1 000 lettres par jour ! « Le cour­rier est d’abord ou­vert, clas­sé et en­suite dis­tri­bué aux ré­dac­trices pour les ré­ponses », ré­sume-t-elle. Dans cette im­po­sante cor­res­pon­dance, « des re­quêtes sur­tout. Des gens qui ai­me­raient avoir un lo­ge­ment, un em­ploi, une carte de sé­jour... Il y a aus­si beau­coup de lettres d’opi­nion. Des gens qui ont be­soin de don­ner leur avis. Nous avons éga­le­ment des cour­riers d’élus. Et puis il y a aus­si des en­fants qui en­voient des pho­tos, des des­sins, de­mandent des dé­di­caces… » Chaque jour, Jo­ce­lyne en traite entre 25 et 30. Même en cas de cour­rier un peu violent, Jo­ce­lyne tente de trou­ver les mots. « Sou­vent, on sent des gens déses­pé­rés, qui souffrent, alors j’es­saie d’ap­por­ter un peu de ré­con­fort. Mais par­fois, je suis moi-même cho­quée de l’agres­si­vi­té des gens et du non-res­pect de la fonc­tion. »

ré­dac­trice de la cor­res­pon­dance Jo­ce­lyne Cur­ton,

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.