Les agres­seurs à la ma­chette ar­rê­tés

Le Parisien (Seine et Marne) - - FAITS DIVERS - DE­NIS COUR­TINE À CRÉ­TEIL (VAL-DE-MARNE)

uatre hommes âgés de 22 à 35 ans, de na­tio­na­li­té in­dienne, viennent d’être pla­cés en dé­ten­tion pro­vi­soire pour l’agres­sion ul­tra­vio­lente de deux hommes, eux aus­si In­diens, en juillet der­nier à Ville­neuve-SaintGeorges (Val-de-Marne).

Ils ont été in­ter­pel­lés le week-end der­nier à SaintDe­nis (Seine-Saint-De­nis) lors d’un ba­nal contrôle rou­tier. « La cin­quième per­sonne qui se trou­vait dans la voi­ture était en fait une vic­time d’en­lè­ve­ment », s’étonne un po­li­cier de Seine-Saint-De­nis. Une en­quête

Qpa­ral­lèle a donc été ou­verte par le 2e DPJ. « Ils ont été pré­sen­tés à un ma­gis­trat ins­truc­teur lun­di et mis en exa­men du chef de ten­ta­tive d’as­sas­si­nat », pré­cise le par­quet de Cré­teil.

EX­PÉ­DI­TION PU­NI­TIVE

Dé­but juillet, à 6 heures, une opération com­man­do est lan­cée dans un ap­par­te­ment près de la gare de Ville­neuve-Saint-Georges. Dans cette ha­bi­ta­tion oc­cu­pée par plu­sieurs fa­milles, quatre hommes font ir­rup­tion, vi­sage dé­cou­vert. Cha­cun mu­ni d’une ma­chette, ils se rendent dans une chambre où dorment trois hommes. Les coups pleuvent sur deux d’entre eux. L’un a le bras à moi­tié sec­tion­né. L’autre, frap­pé à la tête à l’arme blanche, est lui aus­si griè­ve­ment bles­sé. Le troi­sième, té­ta­ni­sé, as­siste au mas­sacre. « Une scène d’une rare vio­lence, se sou­vient un pom­pier. Il y avait du sang par­tout. »

Les en­quê­teurs de la sous-di­rec­tion de la po­lice ju­di­ciaire du Val-de-Marne ob­tiennent vite les noms des quatre hommes. Ils sont ori­gi­naires du Pend­jab, un Etat de l’Inde proche du Pa­kis­tan. Ra­pi­de­ment après les faits, une per­qui­si­tion est ef­fec­tuée à leur der­nier domicile connu à Saint-De- nis. Mais les agres­seurs ont dé­jà pris la fuite… Ils ne se- ront re­trou­vés que le week- end der­nier. « On ne sait pas exac­te­ment quel type de dé­lin­quance ces hommes pra­tiquent car c’est une com­mu­nau­té très fer­mée, pré­cise un en­quê­teur. Mais ce sont à coup sûr des gros bras sans doute spé­cia­li­sés dans l’ex­tor­sion de fonds. »

Trau­ma­ti­sée, la vic­time au bras à moi­tié sec­tion­né est re­par­tie vivre en Inde.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.