Elles sonnent aux portes à la re­cherche d’un tra­vail

Ces de­man­deuses d’emploi ont col­lec­té des offres — pour elles et pour d’autres — en se ren­dant di­rec­te­ment dans les en­tre­prises. Elles avaient d’abord eu droit à une for­ma­tion.

Le Parisien (Seine et Marne) - - SEINE-ET-MARNE - SÉ­BAS­TIEN BLONDÉ

portes closes. Mais par­fois, aus­si, elles ont trou­vé à qui par­ler de leur dé­marche. Sans tra­vail de­puis un à trois ans, Na­tha­lie, Sa­ra et Rkia par­ti­ci­paient hier au Ral­lye emploi. Une ini­tia­tive mise en place pour la qua­trième fois par la com­mu­nau­té de com­munes des Portes briardes.

Comme leurs ho­mo­logues ré­par­tis dans plu­sieurs groupes dis­sé­mi­nés dans les zones in­dus­trielles à Ozoir-la-Fer­rière, Gretz-Ar­main­vil­liers et Tour­nan-en-Brie, elles sont al­lées son­ner aux portes des en­tre­prises. La mis­sion de ces auxi­liaires de vie et de pué­ri­cul­ture et de cette in­ven­to­riste : col­lec­ter les offres d’emploi pro­po­sées par ces so­cié­tés. Pas for­cé­ment pour elles-mêmes.

DES ATE­LIERS POUR AP­PRENDRE À « SE VENDRE »

« Aïe, je ne vais pas pou­voir vous ai­der di­rec­te­ment, leur ré­pond-on dans une en­tre­prise spé­cia­li­sée dans l’in­dus­trie et la lo­gis­tique. Mais je vais don­ner un nu­mé­ro à rap­pe­ler, parce que la res­pon­sable est en réunion. »

Pro­mou­voir leur dé­marche, « se vendre » aus­si, c’était l’autre but de ces de­man­deuses d’emploi pour re­nouer avec le mar­ché du tra­vail. For- mées pour ce­la lors de plu­sieurs ate­liers or­ga­ni­sés de­puis le dé­but de la se­maine, il leur a fal­lu pas­ser de la théo­rie à la pra­tique. « On a vu com­ment il fal­lait se com­por­ter dans un en­tre­tien, com­ment s’ha­biller », dé­taille Sa­ra, 43 ans, d’Ozoir. « Et pren­vous dre confiance en soi, pour al­ler vers l’en­tre­prise », ap­puie Na­tha­lie, 46 ans, de Lé­si­gny.

Après plu­sieurs échecs, les trois femmes re­trouvent le sou­rire à la fa­veur d’un pas­sage dans une en­tre­prise spé­cia­li­sée dans le ma­té­riel de sé­cu­ri­té in­cen­die. « Nous avons be­soin d’un CDD de quatre mois à la suite d’un congé ma­ter­ni­té et des postes de sou­deur », leur ré­pond Sé­ve­rine Ba­ré, la di­rec­trice des res­sources hu­maines de la so­cié­té Rot, qui compte près de 90 sa­la­riés.

Bi­lan de la ma­ti­née ? Cinq postes à pour­voir, que Na­tha­lie, Sa­ra et Rkia met­tront en com­mun avec ceux ré­col­tés par les autres par­ti­ci­pants. De quoi per­mettre aux Portes briardes de connaître les be­soins des en­tre­prises. « Ce n’était pas évident, re­marque Na­tha­lie. Le dé­mar­rage a été dif­fi­cile, mais après, ça a été. »

D’après elles, la plu­part des par­ti­ci­pants du der­nier Ral­lye emploi, soit une quin­zaine de per­sonnes, au­raient, de­puis, trou­vé un tra­vail. « Ce­la nous a mo­ti­vées », as­sure Rkia. Du cô­té de la com­mu­nau­té de com­munes des Portes briardes, per­sonne n’a été en me­sure de ré­pondre à nos ques­tions.

Gretz-Ar­main­vil­liers, hier ma­tin. Rkia, Sa­ra et Na­tha­lie (de gauche à droite) ont rap­por­té cinq postes à pour­voir en ar­pen­tant la zone in­dus­trielle Eif­fel. LP/SÉ.B.

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