Les Bleus ont te­nu le choc

Les deux at­ta­quants se sa­vaient scru­tés. Ils ont ré­pon­du pré­sents face aux cham­pions du monde. Le bu­teur d’Ar­se­nal s’est même of­fert le luxe de si­gner un dou­blé.

Le Parisien (Seine et Marne) - - LA UNE - DE L'UN DE NOS EN­VOYÉS SPÉ­CIAUX FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD À CO­LOGNE (AL­LE­MAGNE)

ILS N’ONT PAS EN­CORE va­li­dé leur billet pour la Rus­sie. Mais leur pres­ta­tion en Al­le­magne les rap­proche un peu de la pro­chaine Coupe du monde. Alexandre La­ca­zette (26 ans) et An­tho­ny Mar­tial (21 ans) jouaient gros, hier à Co­logne, dans la pers­pec­tive du pro­chain Mon­dial. Et ce n’est évi­dem­ment pas ano­din si les duet­tistes se sont re­trou­vés à la conclu­sion du but tri­co­lore de la pre­mière pé­riode.

On a tou­te­fois le sen­ti­ment que si La­ca­zette a mar­qué deux fois, le match du Man­cu­nien pè­se­ra d’un poids aus­si im­por­tant dans la ba­lance des choix de Di­dier Des­champs. Par ses at­ti­tudes, ses ac­cé­lé­ra­tions balle au pied et sa ca­pa­ci­té à cas­ser les lignes, le na­tif de l’Es­sonne a éro­dé la dé­fense al­le­mande et contri­bué au très bon thème ini­tial des Bleus. Sur cer­tains sé­quences, on a re­trou­vé le Mar­tial de Man­ches­ter Uni­ted cette sai­son (6 buts et 6 passes dé­ci­sives en 704 mi­nutes de jeu) et, sur­tout, ce­lui qui nous avait en­chan­té avant l’Eu­ro 2016. L’an­cien Mo­né­gasque a re­trou­vé ses jambes et son peps comme sur cette frappe sou­daine peu avant l'heure de jeu (58e).

On re­gret­te­ra ce­pen­dant son face-à-face ra­té en fin de match qui au­rait cer­tai­ne­ment don­né la vic­toire aux Bleus, et son at­ten­tisme sur ce deux-contre-un mal né­go­cié avec Ky­lian Mbp­pé au mi­lieu de la pre­mière pé­riode. Il y avait mieux à faire que ce bal­lon ba­lan­cé en der­nière in­ten­tion et ce­la dé­montre que ces deux-là doivent en­core ap­prendre à se connaître.

Mais il faut re­con­naître que sur ce match, les re­gards se sont sur­tout concen­trés sur Alexandre La­ca­zette. Le Gun­ner jouait un peu la suite de sa car­rière en bleu sur cette ren­contre face aux cham­pions du monde en titre. Et comme Payet, qui avait pro­fi­té du ras­sem­ble­ment de mars 2016 pour ga­gner ses ga­lons de ti­tu­laire, La­ca­zette a mis un pied dans l'avion de la Rus­sie. Il de­vra en­core confir­mer au prin­temps pro­chain, mais il a prou­vé qu’il peut in­car­ner une dou­blure in­té­res­sante à Gi­roud.

« C’est mon meilleur match en équipe de France, a conve­nu l’an­cien Lyon­nais. Ce­la fait plai­sir, car c’est l’un des pre­miers matchs où je suis vrai­ment avant-centre dans une belle ren­contre. Le coach m’a fé­li­ci­té quand je suis sor­ti et il m’a fait une pe­tite blague qui res­te­ra entre nous, c’est en­cou­ra­geant. »

Certes, dans sa vo­lon­té de dé­fendre à tout prix, l’at­ta­quant d’Ar­se­nal (6 buts) a com­mis trop de fautes dans son camp, à des dis­tances ap­pré­ciables pour un bon ti­reur de coup franc. C’est d'ailleurs à la suite d’une faute du Gun­ner que Kroos s’en ira tou­cher la barre trans­ver­sale.

Mais on re­tien­dra sur­tout qu’en une sor­tie, il a tri­plé son nombre de buts, lui qui n’en avait ins­crit qu’un (le 29 mars 2015 contre le Da­ne­mark, 2-0). « Ce n’était pas un exa­men de pas­sage pour eux, a sou­li­gné Di­dier Des­champs après le match. Mais j’ai aver­ti les 24 joueurs : que cha­cun tire pro­fit du temps de jeu qu’il au­ra. Ils (NDLR :Mar­tia­let

La­ca­zette) ont ré­pon­du po­si­ti­ve­ment sur le ter­rain. Les choix vont être dif­fi­ciles. »

VI­DÉO

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