Un la­bel Rouge pour les roses

Après s’être dé­ve­lop­pé dans l’ali­men­ta­tion, le cé­lèbre lo­go, gage de qua­li­té, ar­rive dans les jar­di­ne­ries.

Le Parisien (Seine et Marne) - - SOCIÉTÉ - PAR

DES CRE­VETTES, des huîtres, du brie, des bet­te­raves, du pain, du boeuf, du miel… De­puis que le pre­mier la­bel de l’his­toire ali­men­taire a été dé­cer­né, en 1965, au pou­let des Landes, la liste des pro­duits bé­né­fi­ciant du cé­lèbre lo­go rouge n’a ces­sé de s’al­lon­ger. Mais, alors qu’il était jus­qu’ici can­ton­né aux rayons des su­per­mar­chés, il ap­pa­raît au coeur des jar­di­ne­ries. Ro­siers, dah­lias ou gé­ra­niums peuvent au­jourd’hui en bé­né­fi­cier.

Les plantes po­ta­gères ou aro­ma­tiques et celles pro­dui­sant de pe­tits fruits comme le fram­boi­sier pour­ront bien­tôt pré­tendre au cé­lèbre gage de qua­li­té su­pé­rieure. « Dans le mar­ché du jar­di­nage, les consom­ma­teurs aus­si ont be­soin d’être ras­su­rés et le la­bel Rouge est un lo­go fa­cile à dif­fé- ren­cier des autres », sou­ligne Pa­trick Chas­sagne, nou­veau pré­sident d’Ex­cel­lence vé­gé­tale. Cette as­so­cia­tion re­groupe des pro­duc­teurs, des dis­tri­bu­teurs et des jar­di­niers qui planchent chaque an­née sur les pro­duits mé­ri­tant de bé­né­fi­cier du pré­cieux sé­same. Pas ques­tion de l’at­tri­buer à l’aveugle. Si 95 va­rié­tés de dah­lias, 53 va­rié­tés de ro­siers et 57 va­rié­tés de gé­ra­niums l’ont ob­te­nu, c’est parce que ces plantes res­pec­taient un ca­hier des charges très strict et des cri­tères de pro­duc­tion pré­cis va­li­dés par l’Etat. Ce ca­hier des charges est par ailleurs en­ca­dré par un plan de contrôle, et des tests au­près des clients sont ef­fec­tués très ré­gu­liè­re­ment.

« Les consom­ma­teurs votent sur des cri­tères très tech­ni- re­la­tifs entre autres à la ré­sis­tance de la plante aux ma­la­dies, à sa flo­rai­son ou à la quan­ti­té de fleurs qu’elle pro­duit », dé­taille Pa­trick Chas­sagne. « Pour les ro­siers, le la­bel Rouge ga­ran­tit no­tam­ment que les ra­cines sont suf­fi­sam­ment dé­ve­lop­pées pour qu’ils aient des chances de re­prise une fois plan­tés dans votre jar­din, dé­taille Sé­bas­tien Gay, res­pon­sable qua­li­té vé­gé­tale aux ma­ga­sins Bo­ta­nic. Pour les gé­ra­niums, plus de 200 va­rié­tés sont tes­tées entre mai et sep­tembre et seules les plus belles, bé­né­fi­ciant d’un jo­li feuillage et de fleurs en abon­dance, sont re­te­nues. »

« Dans le do­maine des plantes, on trouve sou­vent tout et n’im­porte quoi, alors c’est plu­tôt ras­su­rant de sa­voir dans quelles condi­tions elles sont pro­duites et si elles res­pectent cer­tains cri­tères de qua­li­té », es­time le jar­di­nier du châ­teau de Ver­sailles Alain Ba­ra­ton. Jo­ce­lyne abonde. Cette amou­reuse des arbres frui­tiers et des fleurs, qui a ses ha­bi­tudes dans une jar­di­ne­rie des Yve­lines, ne jure que par les plantes aro­ma­tiques bio et ai­me­rait bien trouques, ver de la terre de qua­li­té pour y plan­ter son ro­ma­rin, sa sauge ou sa menthe. Bonne nou­velle : après les hor­ten­sias, ca­mé­lias et rho­do­den­drons, le ter­reau hor­ti­cole peut pré­tendre au la­bel Rouge de­puis quelques se­maines.

Par­mi les qua­li­tés re­quises pour pré­tendre au la­bel Rouge, avoir une flo­rai­son abon­dante et une re­prise en terre fa­cile.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.