Ac­cu­sé de viol, Gil­bert Col­lard se dé­fend

Le Parisien (Seine et Marne) - - FAITS DIVERS - GEOF­FROY TOMASOVITCH

lle af­firme qu’elle « vit de­puis onze ans avec ça » et qu’elle « a des en­vies de sui­cide » ; lui sou­tient qu’il « n’a ja­mais vio­lé per­sonne de sa vie » et qu’il « ne voit pas qui peut être cette femme ». Pour l’ins­tant, c’est pa­role contre pa­role. Les ac­cu­sa­tions d’une femme, qui a té­moi­gné de fa­çon ano­nyme hier soir sur BFMTV, face aux dé­né­ga­tions de Gil­bert Col­lard, dé­pu­té du Gard (Ras­sem­ble­ment na­tio­nal, ex-FN).

« C’est BFM qui m’a ap­pris hier qu’une femme avait dé­po­sé plainte pour viol contre moi », in­dique Gil­bert Col­lard, un des avo­cats fran­çais les plus connus du grand pu­blic. Cette plainte, dé­po­sée le

E12 juin à Fré­jus (Var), a don­né lieu à l’ou­ver­ture d’une en­quête par le par­quet de Mar­seille, où se se­raient dé­rou­lés les faits al­lé­gués. Cette femme, qui se pré­sente comme une an­cienne cliente de Me Col­lard, pré­tend avoir été vio­lée lors de deux ren­dez-vous vers 18 heures dans le bu­reau du pé­na­liste alors qu’elle ve­nait faire le point sur son dos­sier. Une pre­mière fois en 2006, « une fel­la­tion for­cée à ge­noux », une se­conde fois en 2007, « vio­lée cou­chée sur le bu­reau », comme elle l’a dé­taillé sur BFM, le vi­sage ca­ché et la voix trans­for­mée.

« Je ne vois pas du tout qui ce­la peut être. Mais, comme je n’ai évi­dem­ment vio­lé per­sonne de ma vie, je suis se­rein », confie Gil­bert Col­lard, qui pointe à ses yeux des in­vrai­sem­blances. « A l’époque, il y avait 10 col­la­bo­ra­teurs et 6 se­cré­taires à mon ca­bi­net, plus mon épouse. En outre, à 18 heures, c’était l’heure des ren­dez-vous, les se­cré­taires étaient en­core pré­sentes. C’est une his­toire de fou ! » Aux en­quê­teurs dé­sor­mais de dé­mê­ler le vrai du faux.

LES FAITS REMONTERAIENT À 2006 ET 2007

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