Gaël Ka­ku­ta, en­fin l’âge adulte ?

Pré­sen­té comme un pro­dige à ses dé­buts, le néo-Amié­nois s’est éga­ré en che­min. En Pi­car­die, il semble re­naître.

Le Parisien (Seine Saint Denis) - - Sports - PAR NOTRE COR­RES­PON­DANT RO­MAIN PÉCHON À AMIENS (SOMME)

AU­TEUR du pre­mier but de l’his­toire de l’Amiens SC en Ligue 1, le 27 août face à Nice (3-0), Gaël Ka­ku­ta a ré­ci­di­vé voi­ci une se­maine à Stras­bourg (1-0).

Dix ans après son dé­part pour Chel­sea, l’éter­nel es­poir du foot­ball fran­çais, 26 ans, s’est quelque peu per­du en che­min. Cham­pion d’Eu­rope des moins de 19 ans avec An­toine Griez­mann et Alexandre La­ca­zette en 2010, le na­tif de Lille n’a pas connu, en­suite, une tra­jec­toire si­mi­laire à celle de ses an­ciens par­te­naires. Bar­ré à Chel­sea, il a no­tam­ment en­chaî­né les prêts in­fruc­tueux à Ful­ham, Bol­ton, Di­jon ou en­core la La­zio.

En 2016, après une nou­velle ex­pé­rience ra­tée au Sé­ville FC, il a pri­vi­lé­gié l’as­pect fi­nan­cier en re­joi­gnant le club chi­nois de l’He­bei For­tune (en­vi­ron 4 M€ sur trente mois). « Mon par­cours est as­sez mys­té­rieux, je me sais at­ten­du, re­con­naît Ka­ku­ta, dé­si­reux de re­prendre le fil de sa car­rière en Pi­car­die. J’ai beau­coup à prou­ver mais, per­son­nel­le­ment, je suis très confiant. Amiens est un club fa­mi­lial, j’ai été très bien ac­cueilli et ce­la me fait du bien de re­par­ler fran­çais. »

A Amiens, où il est prê­té, le néo-in­ter­na­tio­nal congo­lais (trois sé­lec­tions en 2017) cô­toie Sekou Baradji, son an­cien par­te­naire à Di­jon en 2012, au­to­pro­cla­mé grand frère. « C’est un joueur ta­len­tueux. Il a uni­que­ment be­soin d’en­chaî­ner les matchs et d’avoir la confiance de son en­traî­neur. Son ni­veau foot­bal­lis­tique n’a ja­mais été le pro­blème, c’est le type de joueur ca­pable de vous faire ga­gner un match, s’en­thou­siasme Baradji. Son choix de si­gner à Amiens dé­montre qu’il a vrai­ment mûri dans son ap­proche glo­bale du mé­tier. Il va avoir la pos­si­bi­li­té de faire une sai­son pleine. C’était le meilleur choix à faire. »

Après avoir af­fi­ché de belles pro­messes cet été, le plus dur com­mence. Il va lui fal­loir, dès demain face à Mar­seille, confir­mer. Un vé­ri­table dé­fi pour un joueur brillant d’or­di­naire par son in­cons­tance.

« Si on par­vient à re­mettre Gaël au ni­veau qu’il n’au­rait ja­mais dû perdre, ce se­ra un pa­ri ga­gnant pour le club, af­firme son en­traî­neur Ch­ris­tophe Pé­lis­sier. Il vient ici pour se re­lan­cer et j’es­père qu’on pour­ra dire en fin de sai­son qu’Amiens est trop pe­tit pour lui. »

« IL A VRAI­MENT MÛRI » SEKOU BARADJI, SON CO­ÉQUI­PIER

AFP PHO­TO / PA­TRICK HERT­ZOG

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