Même sans té­lé, les Fran­çais doivent-ils payer ?

Le Parisien (Seine Saint Denis) - - LA UNE - CA­RINE DI­DIER À LA RO­CHELLE (CHA­RENTE-MA­RI­TIME)

PLU­SIEURS MI­NUTES de stan­ding ova­tion. Puis le si­lence… ce­lui de l’émo­tion. Jeu­di soir, le té­lé­film « Jac­que­line Sau­vage : C’était lui ou moi », pré­sen­té au Fes­ti­val de la fic­tion TV de La Ro­chelle, a ébran­lé les spec­ta­teurs. Cette adap­ta­tion de « Je vou­lais juste que ça s’ar­rête » (le livre de la sexa­gé­naire qui a tué son ma­ri en 2012 après avoir su­bi ses coups pen­dant qua­rante-sept ans), dont la dif­fu­sion est pré­vue sur TF 1 le 1er oc­tobre, ré­vèle une Mu­riel Ro­bin mé­con­nais­sable.

« Elle est bou­le­ver­sante. J’avais en­vie de l’em­bras­ser et de la re­mer­cier. On n’est pas as­sez à l’écoute de ces femmes qui souffrent », com­mente Ge­ne­viève, une re­trai­tée. « Ce té­lé­film est un peu sché­ma­tique mais il montre une réa­li­té in­vi­sible », es­time Eric, un quin­qua­gé­naire ve­nu en voi­sin. « On n’en sort pas in­demne », ren­ché­rit Thierry, un va­can­cier bre­ton qui a fait presque trois heures de queue avant la pro­jec­tion.

Pour Ma­rie-Pierre, une in­fir­mière lyon­naise en congés, « ce té­lé­film peut faire avan­cer la cause des femmes bat­tues, éveiller les consciences. La télévision a de l’im­pact ». Un sou­hait par­ta­gé par Mu­riel Ro­bin : « C’est un film mi­li­tant et ci­toyen. La star, c’est le su­jet. On sait que 150 femmes meurent chaque an­née sous les coups de leur conjoint… ce n’est plus pos­sible. »

L’épa­tante Mu­riel Ro­bin.

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