Grand Corps ma­lade : « J’y ai vu Ja­mi­ro­quai, IAM, John­ny… »

Le Parisien (Seine Saint Denis) - - LA MÉTÉO -

La Fête de l’Hu­ma, qu’est-ce que ça re­pré­sente pour vous, qui avez gran­di à Saint-De­nis ?

GRAND CORPS MA­LADE. C’est une ins­ti­tu­tion, une fête qu’on ne lou­pait pas. J’y suis al­lé tout pe­tit, en famille. Puis les pa­rents y al­laient de leur cô­té, et nous du nôtre. On fai­sait des tours de ma­nège, on goû­tait à la cui­sine du monde en­tier, et on al­lait aux concerts aus­si. J’y ai vu Ja­mi­ro­quai, IAM, John­ny…

Et puis, dé­sor­mais, c’est vous qui mon­tez sur scène…

C’est la deuxième fois. La pre­mière, c’était en 2007. C’était aus­si ma pre­mière tour­née. Tout un sym­bole : je mon­tais sur la grande scène, après avoir été du cô­té du pu­blic pen­dant de nom­breuses an­nées. Au-de­là de cet as­pect, c’est l’une des plus grosses jauges qu’on puisse faire. On fait face à des spec­ta­teurs qui sont très, très nom­breux.

Le pu­blic est-il dif­fé­rent d’ailleurs ?

Ce n’est pas un pu­blic comme dans les autres fes­ti­vals, où les gens paient pour voir des ar­tistes pré­cis. A la Fête de l’Hu­ma, ils paient aus­si, mais les gens peuvent pas­ser une de­mi-heure de­vant la scène, puis re­partent… Il faut vé­ri­ta­ble­ment al­ler les cher­cher, les cap­ter, plus qu’ailleurs.

Y a-t-il une di­men­sion mi­li­tante ?

Je ne suis pas sûr que ça l’était pour John­ny Hal­li­day… Mais pour moi, oui. Pe­tit, j’ac­com­pa­gnais mes pa­rents, qui y al­laient parce qu’ils étaient por­teurs de va­leurs po­li­tiques. Quand je se­rai sur scène, j’y pen­se­rai un peu, for­cé­ment. Je sais par exemple que ma pe­tite chan­son sur Pa­trick Bal­ka­ny [NDLR : maire de Le­val­lois-Per­ret, dans les Hautsde-Seine] au­ra un cer­tain écho, for­cé­ment. Même si elle bien ac­cueillie par­tout…

▣ Der­nier al­bum, « Plan B », sor­ti en 2018.

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