Le nau­frage du Red Star

Le Red Star a concé­dé, hier face au dau­phin Lo­rient, sa 5e dé­faite de la sai­son, la plus lourde. Le pro­mu est 19e…

Le Parisien (Seine Saint Denis) - - LA MÉTÉO - PAR FRANCK GINESTE (AVEC S.C.)

SI LES JOUEURS du Red Star pen­saient pro­fi­ter de leur wee­kend pour di­gé­rer et se vi­der la tête, c’est ra­té. Ils ont été convo­qués par Ré­gis Brouard et son staff, ce ma­tin, au centre d’en­traî­ne­ment de Gen­ne­vil­liers. Signe que l’état d’urgence n’est pas loin d’être dé­cré­té chez le pro­mu, re­lé­gable (19e) pour la pre­mière fois.

Comme l’a dit leur coach, « les joueurs ont pris un gros coup sur la tête » avec cette cin­quième dé­faite en sept journées, la plus lourde. Et en­core, elle au­rait pu l’être en­core plus. A leur dé- charge, les Au­do­niens sont tom­bés sur des Mer­lus in­vain­cus (5 vic­toires, 2 nuls). « Il n’y a pas photo entre les deux. Au­jourd’hui, on ne peut pas ri­va­li­ser avec une telle équipe », re­con­naît Brouard, qui at­ten­dait tout de même plus de ses troupes.

Sans leur en­fon­cer la tête sous l’eau, il a poin­té leurs li­mites. Leur apa­thie par mo­ment peut aler­ter. La le­çon in­fli­gée (6-0) par Lille (L 1) en ami­cal il y a une se­maine n’a pas été re­te­nue. « Il faut faire at­ten­tion aux mots, mais je trouve qu’on manque un peu d’or­gueil, de per­son­na­li­té, d’amour­propre et de méchanceté dans le bon sens du terme, constate le tech­ni­cien. On n’a pas le ré­pon­dant. En a-t-on les moyens ? C’est toute la ques­tion. »

« Il va fal­loir se re­mo­bi­li­ser et re­ve­nir avec un état d’es­prit dif­fé­rent. On va le faire, mais pour ça, il fau­dra bos­ser », ex­horte cal­me­ment Xa­vier To­mas. En­tré après la pause, le dé­fen­seur avait rê­vé d’une autre pre­mière of­fi­cielle. Cette re­mo­bi­li­sa­tion passe-t-elle par une ré­duc­tion du groupe ? Tra­vailler avec trente joueurs au quo­ti­dien n’est pas évident. Brouard n’avait pas hé­si­té à le faire la sai­son dernière pour réus­sir l’opé­ra­tion re­mon­tée après le pas­sage à vide de dé­but d’an­née.

Il est peut-être en­core trop tôt. Et en­core… Le Red Star va en­trer dans le vif du su­jet en af­fron­tant ses concur­rents di­rects. « A part Metz, c’est presque un nou­veau cham­pion­nat qui va com­men­cer, sou­ligne Brouard. On fait par­tie des cinq à sept équipes qui vont jouer le main­tien jus­qu’au bout. Le clas­se­ment ? On le re­garde, mais pas trop. On fait sou­vent un bi­lan au bout de dix journées. » Si le Red Star n’a pas re­le­vé la barre d’ici trois matchs, lui-même pour­rait alors être fra­gi­li­sé et la crise s’in­vi­ter dé­fi­ni­ti­ve­ment.

“IL FAUT FAIRE AT­TEN­TION AUX MOTS, MAIS JE TROUVE QU’ON MANQUE UN PEU D’OR­GUEIL, DE PER­SON­NA­LI­TÉ, D’AMOUR-PROPRE ” ET DE MÉCHANCETÉ RÉ­GIS BROUARD, EN­TRAέNEUR DU RED STAR

Stade Pierre-Bris­son (Beauvais), hier soir. L’im­mense dé­cep­tion de Gré­go­ry Ber­thier. Le Red Star ne se sort pas de la spi­rale in­fer­nale.

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