« J’ai en­vie de dé­ve­lop­per un pro­jet à Pa­ris »

Stéphane An­ti­ga, ac­tuel sé­lec­tion­neur du Canada, fait par­tie du pe­tit groupe d’in­ves­tis­seurs dé­ci­dés à re­lan­cer le club de la ca­pi­tale.

Le Parisien (Seine Saint Denis) - - SPORTS - JU­LIEN LE­SAGE

C’EST BIEN­TÔT la fin du feuille­ton et ce­la res­semble à un hap­py end. Hier, la Ligue na­tio­nale de vol­ley a ac­cep­té « l’en­ga­ge­ment du Pa­ris Vol­ley en Ligue B » sous ré­serve « du rè­gle­ment au plus tard le mer­cre­di 19 sep­tembre de la to­ta­li­té des sommes dues », soit en­vi­ron 300 000 €. Cette dette a été épon­gée in ex­tre­mis grâce à l’en­tre­gent d’un agent de joueurs et l’ap­port d’un groupe de huit in­ves­tis­seurs em­me­né no­tam­ment par Stéphane An­ti­ga, an­cien in­ter­na­tio­nal (306 sé­lec­tions entre 1998 et 2010) et joueur pa­ri­sien (de 1994 à 2003). Ac­tuel­le­ment en Bul­ga­rie où il dis­pute le Cham­pion­nat du monde en tant que sé­lec­tion­neur du Canada, le na­tif de Su­resnes (42 ans) nous a ex­pli­qué pour­quoi il s’était lan­cé dans cette en­tre­prise de sau­ve­tage.

« Je ne vou­lais pas voir le Pa­ris Vol­ley dis­pa­raître, je ne suis pas seul à avoir in­ves­ti dans un pro­jet pour don­ner à Pa­ris un très bel ave­nir, confie l’in­té­res­sé. Il y a évi­dem­ment une rai­son sen­ti­men­tale car j’ai gran­di à Pa­ris et je suis tou­jours très at­ta­ché à des gens du Pa­ris Vol­ley. J’ai en­vie d’ai­der et de dé­ve­lop­per un pro­jet à Pa­ris. Cet in­ves­tis­se­ment ne re­met pas en cause mes en­ga­ge­ments avec le Canada et mon club de Var­so­vie, au­quel j’ai de­man­dé l’ac­cord au préa­lable. Je suis à 100 % avec le Canada pour les Cham­pion­nats du monde et à 100 % avec le club de Var­so­vie dans le cham­pion­nat po­lo­nais. »

Coach em­blé­ma­tique de Pa­ris (au­teur du tri­plé Coupe de France, Cham­pion­nat de France et Ligue des cham­pions en 2001), Glenn Hoag fait éga­le­ment par­tie de ce groupe de bien­fai­teurs : « On avait tous un pincement au coeur quand on a vu la si­tua­tion de Pa­ris, je trou­vais dom­mage et triste que le club dis­pa­raisse mais je ne sa­vais pas quoi faire, ex­plique le Ca­na­dien qui en­traîne à Iz­mir, en Tur­quie. Pa­ris re­pré­sente un mo­ment spé­cial dans ma car­rière et dans ma vie. Il fal­lait prendre une dé­ci­sion ra­pi­de­ment. Il y avait urgence. On doit main­te­nant ré­gler les dé­tails et for­mer une nou­velle so­cié­té, mais on croit dans ce nou­veau pro­jet. Ce­la au­rait été triste de ne plus voir de vol­ley à Pa­ris à six ans des JO. On ai­me­rait struc­tu­rer le club et lui re­don­ner des am­bi­tions. Il faut que Do­rian (Rou­gey­ron, le coach) et les joueurs puissent main­te­nant se concen­trer sur le jeu. »

« ON AVAIT TOUS UN PINCEMENT AU COEUR » GLENN HOAG, AN­CIEN EN­TRAέNEUR PA­RI­SIEN

Ruse (Bul­ga­rie), jeu­di. Stéphane An­ti­ga par­ti­cipe au Mon­dial en tant que sé­lec­tion­neur du Canada mais n’a pas ou­blié le Pa­ris Vol­ley.

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