RÉ­AC­TIONS

Le Parisien (Seine Saint Denis) - - FAIT DU JOUR -

« Il est im­por­tant de sa­voir qui a pris cette dé­ci­sion » Ma­rio Sta­si, pré­sident de la Li­cra

« Nous al­lons sai­sir la jus­tice pour sa­voir qui est res­pon­sable. La com­mis­sion ju­ri­dique va se pen­cher sur

ce pro­blème dans les jours qui viennent et sai­sir le par­quet pour que la jus­tice en­quête et qu’on puisse connaître les res­pon­sables. J’ai cru com­prendre que c’était la cel­lule de re­cru­te­ment, à l’in­su de la di­rec­tion. Pour l’ins­tant, c’est ce qui est af­fir­mé. Je suis aus­si avo­cat. Je suis donc res­pec­tueux de la pré­somp­tion d’in­no­cence. Ce qui est im­por­tant de sa­voir, c’est qui était au cou­rant, bien sûr, mais d’abord qui a pris cette dé­ci­sion. » PRO­POS RE­CUEILLIS PAR SYL­VIE DE MACEDO

« La FFF et la LFP vont exa­mi­ner le dos­sier dans les plus brefs dé­lais » Roxa­na Ma­ra­ci­nea­nu, mi­nistre des Sports

« Je veux ex­pri­mer ma conster­na­tion. Si ces faits de dis­cri­mi­na­tion sont avé­rés, ils sont pas­sibles de sanc­tions dis­ci­pli­naires, voire pé­nales. Il est in­dis­pen­sable de faire la lu­mière sur cette af­faire. J’ai donc de­man­dé au pré­sident de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de foot­ball (NDLR : Noël Le Graët) ain­si qu’à la pré­si­dente de la Ligue de foot­ball pro­fes­sion­nel (Na­tha­lie Boy de la Tour) d’exa­mi­ner ce dos­sier dans les plus brefs dé­lais. L’Etat se ré­serve la pos­si­bi­li­té de don­ner toutes suites utiles à cette af­faire. » S.D.M.

« C’est le contraire de l’es­sence du sport » Noël Le Graët, pré­sident de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de foot­ball

« Per­sonne n’a le droit de fi­cher des joueurs de foot­ball en fonc­tion de la cou­leur de leur peau. Le foot et le sport en gé­né­ral doivent pré­ci­sé­ment être des lieux d’ac­cueil, de to­lé­rance, d’ou­ver­ture, dans le res­pect de la laï­ci­té. Le fi­chage eth­nique, c’est le contraire de l’es­sence du sport. Il n’est pas en­core ques­tion pour la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de foot­ball de don­ner des suites ju­di­ciaires à cette af­faire, il est en­core trop tôt. Mais je sou­hai­te­rais ren­con­trer bien­tôt les per­sonnes vi­sées par ces in­for­ma­tions pour pou­voir échan­ger avec elles. » R.F.

« Je ne crois pas en l’exis­tence d’un sys­tème or­ga­ni­sé » Her­mann Ebon­gué, vi­ce­pré­sident de SOS Ra­cisme

A lon­gueur d’an­née, SOS Ra­cisme oeuvre aux cô­tés du Pa­ris Saint-Ger­main pour lut­ter contre les com­por­te­ments ra­cistes, xé­no­phobes et an­ti­sé­mites des sup­por­teurs pa­ri­siens.

« Ce fi­chage, cette no­men­cla­ture et cette dis­cri­mi­na­tion ra­ciale sont un signe d’im­bé­cil­li­té et d’igno­rance, sou­tient au­jourd’hui Her­mann Ebongue, son vice-pré­sident. C’est de la bê­tise pure. Mais je ne crois pas en l’exis­tence d’un sys­tème or­ga­ni­sé par le club. Il suf­fit d’ailleurs d’ob­ser­ver la cou­leur de peau des jeunes qui évo­luent ac­tuel­le­ment dans les équipes du PSG pour se rendre compte qu’il n’existe au­cune dis­cri­mi­na­tion. » R.F.

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