Bur­ban le grand frère

Le 3e ligne du Stade Fran­çais sou­haite jouer un rôle mo­teur pour cette sai­son de tran­si­tion.

Le Parisien (Val de Marne) - - RUGBY TOP 14 AUTRE MATCH - PAR DA­VID OPOCZYNSKI

ali­gné cet après-mi­di dans l’équipe re­ma­niée du Stade Fran­çais aper­çoit An­toine Bur­ban po­ser pour notre pho­to­graphe et sif­flote pour le cham­brer. « Un jour ce se­ra ton tour… quand tu se­ras beau ! », ré­plique le 3e ligne in­ter­na­tio­nal dans un sou­rire. Du haut de ses 30 ans, Bur­ban af­fiche une au­to­ri­té et une exem­pla­ri­té qui en font un vrai cadre du groupe pa­ri­sien. « Je me sens sim­ple­ment comme un joueur qui joue de­puis plus de dix ans ici, souffle-t-il. J’es­saie juste, en­fin es­saye, d’in­té­grer au mieux les nou­veaux joueurs, de leur ex­pli­quer la phi­lo­so­phie du Stade Fran­çais. On a tous en­vie de re­trou­ver le club en haut du Top 14. »

Conscient de son rôle, Bur­ban n’est tou­te­fois pas du genre à ti­rer la cou­ver­ture à lui. Même après son ex­cellent dé­but de sai­son. « Je sais que j’ai en­core beau­coup de tra­vail à faire pour pou­voir ap­por­ter ce que je dois être ca­pable d’ap­por­ter à tous les matchs », es­time-t-il.

A Tou­louse, Pa­ris ten­te­ra de­vra pré­sen­ter un autre vi­sage que ce­lui af­fi­ché à Bor­deaux (dé­faite 30-10) la se­maine der­nière. Bur­ban se sent évi­dem­ment concer­né par cette mis­sion. « C’est un peu à nous, les plus an­ciens, de mon­trer l’exemple, dit-il. A Bor­deaux, on est tous pas­sés à cô­té du match. » Il dé­crypte : « On a une équipe qui joue vrai­ment sur l’en­goue­ment. On est ca­pables d’en­chaî­ner plu­sieurs matchs avec une en­vie col­lec­tive qui fait qu’on de­vient qua­si­ment im­pos­sible à jouer. Mais on est aus­si ca­pables de com­plè­te­ment pas­ser à cô­té, de sor­tir de ce qui fait la base du rug­by : le com­bat et l’in­ves­tis­se­ment. Là, on de­vient une équipe vrai­ment lamb­da. Mal­heu­reu­se­ment, on n’a pas la re­cette pour avoir cet en­goue­ment à tous les matchs, on es­saie d’y tra­vailler. »

De fait, une cer­taine in­quié­tude com­mence dé­jà à poindre chez les sui­veurs du club de la ca­pi­tale. « Il y a beau­coup de nou­veaux joueurs, un nou­veau staff, de nou­velles mé­thodes de tra­vail, mais ça ne va pas ex­cu­ser le fait qu’on fasse des mau­vais ré­sul­tats toute la sai­son, ras­sure Bur­ban. C’est une sai­son de tran­si­tion, c’est sûr et, si on ar­rive à se main­te­nir, on fe­ra sans doute de meilleures choses l’an­née pro­chaine. Mais on n’a pas en­vie de se li­mi­ter à ça. On a tous en­vie de faire des belles choses. On joue au Stade Fran­çais pour dis­pu­ter des phases fi­nales, ga­gner des titres. »

Bur­ban, qui « rêve » en­core des Bleus, ai­me­rait sur­tout être en­fin épar­gné par les bles­sures. « Le rug­by est de plus en plus en­ga­gé. Et comme j’ai un jeu où je ne m’éco­no­mise pas, le risque de bles­sure ne va pas al­ler en di­mi­nuant. »

Stade du Saut du loup (Pa­ris), jeu­di. An­toine Bur­ban, cadre du club pa­ri­sien, ne déses­père pas d’être rap­pe­lé en équipe de France.

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