Pla­nète « Koh-Lan­ta »

Le concept lan­cé en Suède en 1997 pros­père dans le monde en­tier, avec des adap­ta­tions par­fois dé­to­nantes.

Le Parisien (Val de Marne) - - LOISIRS - PAR CHAR­LOTTE MO­REAU Une dys­to­pie fa­çon « Di­ver­gente » aux Etats-Unis Un faux en yo­ga prof de Aus­tra­lie DR

les Ro­bin­sons SEULS AU MONDE, de TF 1 ? Pas vrai­ment. Ils ont des congé­nères dans une ving­taine de pays chaque an­née, et ça dure de­puis 1997. Date à la­quelle la Suède a mis à l’an­tenne « Ex­pé­di­tion Ro­bin­son », le concept in­ven­té par le pro­duc­teur bri­tan­nique Char­lie Par­sons, qui de­vien­dra en 2000 le « Sur­vi­vor » amé­ri­cain, en 2001 nos « Aven­tu­riers de Koh-Lan­ta » ou en 2003 « l’Iso­la dei fa­mo­si » en Ita­lie…

Plu­sieurs noms de bap­tême pour un même pro­gramme. Exil, pri­va­tions, épreuves, im­mu­ni­tés, flam­beaux, fou­lards rouges et jaunes… Le concept est si fort qu’il peut se dé­cli­ner à la sauce lo­cale. Une quo­ti­dienne en Suède, du di­rect et des stars en Ita­lie… « Koh-Lan­ta », ça se mange sans faim. Le suc­cès des films d’an­ti­ci­pa­tion comme « Hun­ger Games » et « Di­ver­gente », avec leurs so­cié­tés fu­tu­ristes di­vi­sées en castes, a don­né des idées aux pro­duc­teurs du « Sur­vi­vor » amé­ri­cain, dif­fu­sé deux fois par an. La 35e sai­son, lan­cée le mois der­nier sur CBS, op­pose trois tri­bus ré­par­ties par tem­pé­ra­ments : « He­roes » pour le cou­rage, « Hea­lers » pour l’em­pa­thie et « Hust­lers » pour la té­na­ci­té. « Ils ont dé­jà fait s’af­fron­ter les He­roes et les (NDLR : les hé­ros contre les mé­chants) cols blancs cols Après s’être conten­té de dif­fu­ser la ver­sion amé­ri­caine pen­dant plus de quinze ans, le pays des kan­gou­rous vient de lan­cer la sienne. Et elle est dé­jà culte. « Comme aux EtatsU­nis, le Sur­vi­vor aus­tra­lien mise tout sur la stra­té­gie, ra­conte Matt Ma­ther. Du coup, tout le monde ment et cache son iden­ti­té. Un jeune en­tre­pre­neur, Hen­ry, a dé­ci­dé de se pré­sen­ter comme un prof de yo­ga, avec un look ba­ba co­ol, pour en­dor­mir les soup­çons. Sauf que cer­taines can­di­dates font du yo­ga et lui ont ré­cla­mé des cours ! Ça a don­né lieu à des pas­sages très drôles où on le voit faire n’im­porte quoi, et elles ont trou­vé ça gé­nial en pen­sant ap­prendre de nou­veaux trucs. »

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