A Ar­cueil, le fil­trage per­dure à la Vache noire

Le Parisien (Val de Marne) - - VAL-DE-MARNE - ANNE-LAURE ABRA­HAM

« AH BON, ils ne sont pas là ? Ils ne vont pas tar­der, ils sont aux en­trées d’ha­bi­tude. » Dans le centre com­mer­cial de la Vache noire à Ar­cueil, la pré­sence des vi­giles aux dif­fé­rentes portes est une ha­bi­tude de­puis les at­ten­tats. La di­rec­tion se contente de confir­mer que ces agents de sur­veillance ont été conser­vés, sans plus de pré­ci­sion. D’après les sa­la­riés et les clients croi­sés hier, le contrôle des points d’en­trée se fe­rait plu­tôt à l’heure du dé­jeu­ner ou aux heures de pointe. « Ils sont là vers mi­di, ils re­gardent les sacs. Moi, ça me rassure. C’est tou­jours mieux que rien », es­time Syl­via, une cliente. Dans les al­lées, les hommes en cos­tume ou en che­mi­sette blanche sillonnent le centre et ob­servent les al­lées et ve­nues.

Phi­lippe sa­lue, lui, une « bonne me­sure de sé­cu­ri­té ». Même sen­ti­ment chez Hé­loïse, une ven­deuse, mais avec un re­gret :

« C’est bien qu’ils sur­veillent. Après, contrai­re­ment à avant, il n’y a per­sonne au ni­veau des sor­ties de par­king. Pour moi, ça n’est pas suf­fi­sant. »

Jo­na­than, son col­lègue, est plus du­bi­ta­tif : « Fran­che­ment, je ne sais pas si leur pré­sence chan­ge­rait quelque chose s’il y avait un ter­ro­riste qui ar­rive. » Sé­bas­tien, lui, ne se sent pas ex­po­sé : « On n’est pas dans Pa­ris. Pour moi, qu’il y ait ou non des vi­giles, ça n’est pas si­gni­fi­ca­tif. »

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