LES ANGES GARDIENS DU CHASSÉ-CROISÉ

Res­tau­ra­teur, ani­ma­teur ou pa­trouilleur, ils vont vous aider à ne pas perdre pa­tience en cette jour­née clas­sée noire.

Le Parisien (Val d'Oise) - - FAIT DU JOUR -

PAR CORALIE GARANDEAU ET AYMERIC RENOU

coffre de toit ar­ri­mé, so­li­de­ment on l’es­père, jeux pour les en­fants et pro­vi­sions à por­tée de main… La bonne nou­velle, c’est que vous êtes en­fin prêt à par­tir. La mau­vaise, c’est que vous avez choi­si de le faire au­jourd’hui, la pire jour­née de l’an­née pour cir­cu­ler sur les au­to­routes de France. Ce sa­me­di est clas­sé noir dans le sens des dé­parts sur ab­so­lu­ment tout le ter­ri­toire na­tio­nal. Dans le sens des re­tours, c’est orange, voire rouge sur l’arc mé­di­ter­ra­néen. Pas be­soin d’un dé­co­deur pour tra­duire ce que ce­la si­gni­fie : dif­fi­cile de cou­per aux bou­chons, la cir­cu­la­tion étant ex­cep­tion­nel­le­ment chargée de 4 heures jus­qu’à 20 heures.

Pour vous aider à sup­por­ter les affres de ce chassé-croisé, vous pou­vez comp­ter sur des cen­taines d’agents char­gés d’as­su­rer votre confort et votre sé­cu­ri­té. Agents d’en­tre­tien, ou­vriers au­to­rou­tiers, péa­gistes, mais aus­si res­tau­ra­teurs et ani­ma­teurs ra­dio… ils sont les « anges gardiens » des au­to­mo­bi­listes, dont nous avons choi­si de vous pré­sen­ter quelques fi­gures.

LES CONTRÔLES SERONT RENFORCÉS

Si vous les croi­sez, n’hé­si­tez pas à sa­luer les maillons de cette très grande chaîne : celle des plus de 11 800 km d’au­to­routes que compte notre pays. De leur cô­té, 14 000 po­li­ciers et gen­darmes pro­cé­de­ront à des contrôles renforcés, no­tam­ment sur le res­pect de la vi­tesse, des dis­tances de sé­cu­ri­té et de l’in­ter­dic­tion du té­lé­phone au vo­lant.

Lors de vos es­cales, les so­cié­tés d’au­to­routes mul­ti­plient les opé­ra­tions ex­cep­tion­nelles. Vin­ci Au­to­routes met son ré­seau en mode « vert » avec des ani­ma­tions « lu­diques et dé­ca­lées » sur le thème de l’en­vi­ron­ne­ment, comme cet api­cul­teur qui pré­sente ses ruches sur l’aire de Ville­ray, sur l’A 81 en di­rec­tion de Rennes. Ob­jec­tif : dé­stres­ser et se re­po­ser. Quitte à re­pous­ser son heure d’ar­ri­vée. Par­mi tous ces anges gardiens, cer­tains oeuvrent dans l’ombre, comme Tho­mas Plan­tier, in­gé­nieur chez Bi­son fu­té, de­vant ses écrans dans son bu­reau du quar­tier de La Dé­fense. Ce su­per­vi­seur du tra­fic fait la syn­thèse des re­mon­tées de cir­cu­la­tion des di­rec­tions ré­gio­nales et des so­cié­tés d’au­to­routes. En cas de gros ca­ram­bo­lage ou d’em­bou­teillage géant, à lui d’aler­ter le mi­nistre et de co­or­don­ner les in­ter­ven­tions des forces de se­cours. « Même si on est aguer­ri à l’exer­cice, ce week-end de chassé-croisé re­pré­sente tou­jours une source de stress », re­con­naît-il.

Al­lez, de­main, ce­la de­vrait al­ler mieux… à condi­tion d’évi­ter la tranche 9 heures - 15 heures.

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