Les zoos doivent s’adap­ter

Le Parisien (Val d'Oise) - - FAIT DU JOUR - C.G.

LES PARCS ZOOLOGIQUES su­bissent aus­si les cri­tiques des mi­li­tants de la cause ani­male, comme l’as­so­cia­tion Pa­ris Ani­mal Zoo­po­lis, qui se po­si­tionne « contre l’em­pri­son­ne­ment des ani­maux ». « Le bien-être ani­mal est dans l’air du temps, c’est une bonne chose car c’est notre mis­sion, re­con­naît Cé­cile Er­ny, de l’As­so­cia­tion fran­çaise des parcs zoologiques (AFPZ), qui re­groupe une cen­taine de zoos. Nous ac­cueillons 20 mil­lions de vi­si­teurs par an, qui ont la pos­si­bi­li­té de voir les ani­maux dans leur mi­lieu, et re­partent sen­si­bi­li­sés. Nous sommes contrô­lés par les au­to­ri­tés de l’Etat. Les zoos ne sont plus des lieux où les vi­si­teurs passent de cage en cage. » Y voit-on des ani­maux mal­trai­tés ? « Pas chez nos membres », as­sure-t-on à l’AFPZ, qui est in­for­mée de plaintes, « par­fois jus­ti­fiées », mais à re­la­ti­vi­ser. « Par exemple on m’a si­gna­lé un parc qui pré­sente des vau­tours fauves aux ailes cas­sées, mais il s’agit d’oi­seaux bles­sés sur des lignes élec­triques, qui ont été re­cueillis plu­tôt que d’être eu­tha­na­siés. »

L’EXEMPLE DE VIN­CENNES

Même chose pour des tigres « maigres, qui boitent », mais qui sont vieux : 18 ans pour cer­tains. Si des zoos sont contraints de fer­mer pour né­gli­gence avé­rée, d’autres « s’adaptent et éduquent le pu­blic à l’idée qu’on ne peut pas tou­jours voir tous les ani­maux, cer­tains ne sup­portent pas la cap­ti­vi­té », es­time Al­lain Bou­grain-Du­bourg. Pour lui, le zoo de Vin­cennes nou­velle ver­sion montre l’exemple en re­non­çant à ac­cueillir des élé­phants, faute de place suf­fi­sante pour qu’ils soient épa­nouis.

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