Des Bleues déses­pé­rantes

L’équipe de France fé­mi­nine s’est in­cli­née 1-0 hier soir en quart de fi­nale face à l’An­gle­terre et quitte l’Eu­ro la tête basse.

Le Parisien (Val d'Oise) - - SPORTS FOOTBALL - DE NOTRE EN­VOYÉ SPÉ­CIAL FRANCK GINESTE À DE­VEN­TER (PAYS-BAS)

in­las­sa­ble­ment ! Et les larmes conti­nuent de cou­ler sur les joues des Bleues. Ce n’est tou­jours pas cette an­née que l’équipe de France dé­cro­che­ra le pre­mier titre de son his­toire. Comme lors des deux pré­cé­dentes édi­tions de l’Eu­ro, l’aven­ture s’est ar­rê­tée en quart, hier soir dans le cadre cham­pêtre de De­ven­ter.

Cette fois, l’is­sue est beau­coup moins cruelle. Elle est lo­gique, tant les Bleues ont dé­çu. Qua­li­fiées mi­ra­cu­leu­se­ment mer­cre­di face à la Suisse (1-1), après une phase de poule plus que la­bo­rieuse, les filles d’Oli­vier Echouaf­ni ont su­bi hier la loi de l’An­gle­terre, contre qui elles n’avaient plus per­du de­puis... 1974.

LA FIN D’UN CYCLE

« Oui, on peut par­ler d’échec car on n’a pas rem­pli l’ob­jec­tif », avoue la Pa­ri­sienne Grace Geyo­ro. Pré­sent hier et par­ti ra­pi­de­ment après avoir par­lé au bord du ter­rain avec le sé­lec­tion­neur, le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise, Noël Le Graët, avait fixé les de­mi-fi­nales comme ob­jec­tif. Cette dés­illu­sion marque la fin d’un cycle pour une gé­né­ra­tion in­ca­pable de dé­cro­cher un titre de­puis dix ans.

Nom­mé en sep­tembre en rem­pla­ce­ment de Phi­lippe Ber­ge­roo après l’échec en quarts aux JO de Rio, Echouaf­ni a man­qué son pa­ri d’in­suf­fler une nou­velle dy­na­mique. Pire, la France, 3e na­tion mon­diale, semble avoir ré­gres­sé.

Les Bleues se voyaient épou­ser un des­tin sem­blable à ce­lui du Por­tu­gal, cham­pion d’Eu­rope sans avoir sou­le­vé les foules. Elles n’en avaient pas les moyens et sur­tout pas l’état d’es­prit. Elles ont af­fi­ché leurs li­mites criantes face à des An­glaises im­pé­riales et à l’ef­fi­ca­ci­té cli­nique. Pen­dant l’Eu­ro, la France n’au­ra ins­crit que trois pe­tits buts, tous sur coups de pied ar­rê­tés.

« Il n’y a pas grand chose à re­te­nir de po­si­tif de cet Eu­ro. On n’a pas pro­duit de jeu », sou­pire

“CE N’EST PAS LE MO­MENT DE PAR­LER DE MON AVE­NIR OLI­VIER ECHOUAF­NI, SÉ­LEC­TION­NEUR

DE L’ÉQUIPE DE FRANCE

Jes­si­ca Houa­ra d’Hom­meaux, une des rares dans le clan tri­co­lore à ne pas se ca­cher der­rière le sem­pi­ter­nel manque de réus­site. « On va ti­rer à bou­lets rouges sur le staff, mais il nous a ap­por­té énor­mé­ment et il faut lui lais­ser le temps de tra­vailler », pour­suit la Lyon­naise dans la pers­pec­tive de la Coupe du monde 2019 en France.

Sous contrat jus­qu’en 2018, Echouaf­ni semble vou­loir pour­suivre et re­fuse d’évo­quer son fu­tur. « Ce n’est pas le mo­ment de par­ler de mon ave­nir, lais­sez nous di­gé­rer tout ça, ba­laie-t-il. Je suis content de mes joueuses, de ce qu’elles ont fait de­puis dix mois. C’est notre pre­mière dé­faite. Elles ont beau­coup don­né et mon­tré du ca­rac­tère. L’idée, c’est que ça re­parte de plus belle.Une phase de tran­si­tion s’est mise en place. On au­rait vou­lu que les filles en fin de cycle puissent par­tir par la grande porte. L’An­gle­terre a stop­pé notre élan, mais de fa­çon mo­men­ta­née.» A voir...

De­ven­ter (Pays-Bas), hier. Une fois en­core, les Fran­çaises voient leur aven­ture s’ache­ver en quart de fi­nale de l’Eu­ro. Quelle dé­cep­tion.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.