« Les en­fants adorent les dau­phins »

Hung, ve­nu voir le show du Parc As­té­rix en fa­mille

Le Parisien (Val d'Oise) - - FAIT DU JOUR - TAN­GUY LYONNET

VRILLES, SALTOS ET TON­NEAUX

ALORS QUE SA MÈRE, Ju­lia, le tar­tine de crème so­laire, Max, 7 ans, les yeux écar­quillés, ne perd pas une miette de la scène. Cinq dau­phins nagent dans le grand bas­sin bleu roi de 45 m du Parc As­té­rix (Oise). C’est, en France mé­tro­po­li­taine, un des trois en­droits où l’on peut ap­plau­dir des cé­ta­cés. Le Parc pro­pose ce show de­puis son ou­ver­ture en 1989. « Y en a un qui a la na­geoire cas­sée ! » s’ex­clame un autre en­fant, ve­nu avec son centre de loi­sirs, après avoir re­mar­qué que la na­geoire dor­sale d’un dau­phin tombe vers la gauche. Des haut-par­leurs pressent les der­niers spec­ta­teurs à prendre place. La re­pré­sen­ta­tion de 15 heures, la deuxième de la jour­née, va bien­tôt com­men­cer pour les 1 300 per­sonnes pré­sentes sur les gra­dins, pleins aux deux tiers. C’est par­ti pour vingt mi­nutes d’un spec­tacle bien ro­dé. Un ac­teur gri­mé en pro­fes­seur sur­git du pu­blic et donne une confé­rence hu­mo­ris­ti­co-pédagogique pour pré­sen­ter les dau­phins, les ota­ries et leurs si­mi­la­ri­tés avec les hu­mains. Pour illus­trer son pro­pos, les cé­ta­cés se mettent en ac­tion et font une dé­mons­tra­tion de leurs fa­cul­tés. On en­tend leurs cli­que­tis pour com­mu­ni­quer. Dans les gra­dins, on s’émer­veille de leurs sauts de plu- sieurs mètres : vrilles, saltos, ton­neaux. Chaque fois qu’un dau­phin re­tombe dans un fra­cas de gerbes d’eau, le pu­blic ap­plau­dit. Après chaque fi­gure, les mam­mi­fères ma­rins sont ré­com­pen­sés par quelques pois­sons.

A la sor­tie, Na­tha­lie et Adrien, ve­nus en amou­reux, sont conquis. « Des spec­tacles avec des dau­phins, on n’en voit pas tous les jours. C’est très jo­li comme ani­mal. » Par­mi les vi­si­teurs qui partent re­joindre d’autres at­trac­tions, une fa­mille ve­nue de Lo­rient (Mor­bi­han) est plus scep­tique : « Je n’aime pas les spec­tacles avec des ani­maux. Les gar­der en­fer­més c’est de la mal­trai­tance », ob­jecte Cy­ril, le père. S’il a dé­ro­gé à ses prin­cipes, c’est pour faire plai­sir aux en­fants… qui en au­raient ai­mé da­van­tage. « L’ani­ma­teur parle trop, il faut plus de fi­gures avec les dau­phins. » Hung, Ca­the­rine et leur fils Tho­mas, ve­nus d’An­ne­cy (Haute-Sa­voie), ont ap­pré­cié le show, dont ils louent le cô­té pédagogique. « Les ex­pli­ca­tions étaient bonnes. Les en­fants adorent voir des dau­phins. » Mais ils posent des li­mites. « Si on les mal­traite ou si ce­la leur porte pré­ju­dice, il faut ar­rê­ter ces spec­tacles. Les cé­ta­cés ont une vie, comme nous », ré­sume Hung. En at­ten­dant, les dau­phins vont se re­po­ser avant de re­trou­ver les feux de la rampe dès le len­de­main.

Plailly (Oise). Tho­mas, son père, Hung, et sa mère, Ca­the­rine, ve­nus de Haute-Sa­voie, ont ap­pré­cié le cô­té pédagogique du show de dau­phins.

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