La co­lère d’An­got cou­pée au mon­tage

Dans « On n’est pas cou­ché », la chro­ni­queuse s’en est prise à une in­vi­tée et a quit­té le pla­teau. Une sé­quence que l’on ne ver­ra pas à l’an­tenne.

Le Parisien (Val d'Oise) - - LOISIRS ANNONCES - PAR RONAN TÉSORIÈRE ET BE­NOÎT DARAGON

TOUT LE MONDE en parle et, pour­tant, vous ne le ver­rez pas. Ce soir à 23 h 15, dans « On n’est pas cou­ché » sur France 2, les té­lé­spec­ta­teurs se­ront pri­vés d’une par­tie de la pre­mière sor­tie de route de la chro­ni­queuse Ch­ris­tine An­got dans l’émis­sion de Laurent Ru­quier. Très calme de­puis la ren­trée, la ro­man­cière n’avait — jusque-là — pas dé­frayé la chro­nique. Mais voi­là, jeu­di soir, lors de l’en­re­gis­tre­ment, le pla­teau du talk-show a été le lieu d’une vio­lente al­ter­ca­tion.

C’est la pré­sence de l’ex-élue éco­lo­giste San­drine Rousseau, ve­nue pour la pro­mo­tion de son livre « Par­ler », qui a mis le feu aux poudres. Elle y re­vient sur l’af­faire De­nis Bau­pin — an­cien vice-pré­sident de l’As­sem­blée na­tio­nale ac­cu­sé de har­cè­le­ment sexuel par plu­sieurs femmes — et les dif­fi­cul­tés à dé­non­cer les agres­sions sexuelles. Un su­jet dou­lou­reux qui a été à l’ori­gine de l’af­fron­te­ment. « Il y a eu une al­ter­ca­tion avec Ch­ris­tine An­got sur le pla­teau. Ça a été très violent dans les mots et les gestes », nous a confir­mé San­drine Rousseau, jointe au té­lé­phone, en­core « sous le choc ».

Se­lon nos in­for­ma­tions, Ch­ris­tine An­got qui a, elle aus­si, été vic­time d’agres­sions sexuelles, au coeur de son oeuvre (« l’In­ceste »), très en co­lère, a quit­té le pla­teau de l’émis­sion. San­drine Rousseau s’ex­pli­quait alors sur sa dé­marche, à sa­voir « don­ner aux femmes des ou­tils pour se faire en­tendre », lorsque Ch­ris­tine An­got a pris à par­tie l’ac­cu­sa­trice de De­nis Bau­pin.

SOUS LES HUÉES

« Je vous in­ter­dis de dire ce que vous dites ! » au­rait hur­lé l’écri­vaine. « Vous ne pou­vez pas par­ler au nom de toutes les femmes, vous au­riez dû dire je. On ne peut par­ler que de son viol », a-t-elle en­chaî­né. La chro­ni­queuse a fait val­ser tout ce qui traî­nait de­vant elle, feuilles de pa­pier et verre d’eau, à la plus grande sur­prise de son ha­bi­tuel voi­sin, Yann Moix.

La chro­ni­queuse a en­suite pris la di­rec­tion des loges sous les huées du pu­blic. « Elle a eu be­soin de sor­tir du pla­teau parce que le su­jet est trop sen­sible pour elle », nous pré­cise une source ayant as­sis­té à l’émis­sion. Le tour­nage a été in­ter­rom­pu, avant que la ro­man­cière n’ac­cepte de re­prendre sa place sur le pla­teau sur l’in­sis­tance de Laurent Ru­quier. La sé­quence ha­bi­tuelle des chro­ni­queurs se­ra mon­tée sans la par­tie où Ch­ris­tine An­got quitte le pla­teau et re­vient… La pro­duc­tion a pré­fé­ré ne pas l’in­té­grer car « ce­la n’ap­porte rien édi­to­ria­le­ment », nous a-t-on pré­ci­sé au sein de l’équipe de Ru­quier. Pas si sûr.

VOUS NE POU­VEZ PAS PAR­LER AU NOM DE TOUTES LES FEMMES, VOUS AU­RIEZ DÛ DIRE JE. ON NE PEUT PAR­LER QUE DE SON VIOL CH­RIS­TINE AN­GOT À SAN­DRINE ROUSSEAU

Pla­teau d’ « On n’est pas cou­ché », le 31 août. La chro­ni­queuse Ch­ris­tine An­got (ici au cô­té de Yann Moix) s’est em­por­tée contre l’ex-élue éco­lo­giste San­drine Rousseau.

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