Pour­quoi de tels écarts de prix ?

Le Parisien (Val d'Oise) - - SOCIÉTÉ - VINCENT BURGAT

UN VÉ­RI­TABLE FOS­SÉ sé­pare sou­vent les prix des mé­di­ca­ments ven­dus sur or­don­nance de ceux pla­cés en vente libre. A tel point que deux pro­duits pour­tant éla­bo­rés à par­tir de la même mo­lé­cule peuvent com­por­ter de forts écarts de prix. Par exemple, l’Eso­mé­pra­zole, un mé­di­ca­ment an­ti­aci­di­té gas­trique, est ven­du sous or­don­nance au prix fixe de 7,38 € la boîte de 28 gé­lules. Un pro­duit qua­si équi­valent, ba­sé sur la même mo­lé­cule, l’Inexium, est, lui, en vente libre et dis­po­nible en phar­ma­cie… à 9,21 € en moyenne ! Les écarts peuvent même être plus im­por­tants. C’est le cas du Ga­vis­con, mé­di­ca­ment sur or­don­nance contre les re­flux gas­triques qui pos­sède un dé­ri­vé, le Ga­vis­co­nell, pla­cé en vente libre par le même la­bo­ra­toire. Le pre­mier est dis­po­nible, pour une boîte de 20 com­pri­més, au prix fixe de 2,59 €. Le se­cond, non rem­bour­sé, est ven­du entre 4,82 € et 6,90 €.

Comment est-ce pos­sible ? Ce­la s’ex­plique par dif­fé­rentes ré­gle­men­ta­tions. « Le prix d’un mé­di­ca­ment ven­du sous or­don­nance est fixé par l’Etat », in­dique un phar­ma­cien. Mais cette règle n’est pas la même pour les mé­di­ca­ments ven­dus sans pres­crip­tion. Dans ce cas, l’in­dus­triel fixe lui-même le prix. Il peut aus­si pro­po­ser une ver­sion très lé­gè­re­ment dif­fé­rente du mé­di­ca­ment sous or­don­nance. Pour les pro­duits en vente libre, la pu­bli­ci­té est au­to­ri­sée.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.