Pool-Jones ar­bitre le vote du Mon­dial 2023

RUGBY. Ri­chard Pool-Jones, l’an­cien in­ter­na­tio­nal an­glais, ana­lyse les en­jeux et les chances de la France de se voir at­tri­buer, au­jourd’hui, l’or­ga­ni­sa­tion du Mon­dial 2023. Se­lon lui, rien n’est per­du.

Le Parisien (Val d'Oise) - - SPORTS - PROPOS RE­CUEILLIS PAR DA­VID OPOCZYNSKI

« ÇA VA, je ne suis pas fran­çais, moi… » Prendre des nou­velles de Ri­chard Pool Jones (photo ci­contre), ex-in­ter­na­tio­nal an­glais de 48 ans, c’est for­cé­ment ris­quer de le voir iro­ni­ser au­tour de la si­tua­tion du XV de France. Mais, heu­reu­se­ment, l’an­cien vi­ce­pré­sident du Stade Fran­çais, consul­tant pour RMC et SFR Sport, se montre aus­si ins­pi­ré pour évo­quer le contexte du vote pour l’at­tri­bu­tion du Mon­dial 2023. Qui de la France, l’Afrique du Sud ou l’Ir­lande suc­cé­de­ra au Ja­pon ? L’an­cien troi­sième ligne pense que tout reste ou­vert. Quel est, se­lon vous, le poids du rap­port de World Rugby ayant re­com­man­dé le dos­sier su­da­fri­cain en vue de l’at­tri­bu­tion de la Coupe du monde 2023 ?

RI­CHARD POOL-JONES. Les re­com­man­da­tions des so­cié­tés d’au­dit sont une chose mais il y a un vote. Ça se joue en cou­lisses. Je pense que per­sonne ne sait vrai­ment ce qui va se pas­ser. Tout dé­pen­dra des al­liances qu’il pour­rait y avoir en cas de se­cond tour. C’est le sus­pense. Les Fé­dé­ra­tions ne s’es­ti­me­ront-elles pas liées par cette re­com­man­da­tion ? Ob­jec­ti­ve­ment, je n’en sais rien. Et plus j’écoute des gens qui sont cen­sés sa­voir, plus je suis convain­cu que per­sonne ne sait. C’est un mystère. On at­tend donc le vote avec une cer­taine im­pa­tience. Qu’est-ce qui pour­rait faire ga­gner le dos­sier fran­çais ? Il y a deux élé­ments qui sont quand même très im­por­tants, au-de­là des re­com­man­da­tions. D’abord, la manne fi­nan­cière pro­mise par la France est évi­dente. J’en par­lais avec cer­tains pré­si­dents de Fé­dé­ra­tion : l’ar­gent reste le nerf de la guerre. En­suite, j’aime bien taquiner la France, mais on ne peut pas la critiquer sur l’hospitalité et ses in­fra­struc­tures. Les re­pré­sen­tants de la can­di­da­ture fran­çaise ont-ils bien fait de critiquer le rap­port ? Je pense qu’ils ont dé­fen­du leur can­di­da­ture en sou­li­gnant ses in­co­hé­rences. C’est nor­mal. L’Ir­lande, clas­sée troi­sième, a-t-elle en­core une chance ? Oui. Il ne faut ja­mais sous-es­ti­mer les Ir­lan­dais parce que ça fait des an­nées qu’ils font du lobbying. J’en dis­cu­tais avec quelques-uns de mes an­ciens co­équi­piers ir­lan­dais de l’uni­ver­si­té, ils sont très ac­cro­chés à cette am­bi­tion d’ac­cueillir le Mon­dial. Ce rap­port pu­blié avant le vote est-il bien ju­di­cieux ? Je pense que l’ob­jec­tif était de per­mettre aux Fé­dé­ra­tions de vo­ter en connais­sance de cause. C’était une bonne in­ten­tion mais, ap­pa­rem­ment, dans la réa­li­sa­tion, il y a eu quelques sou­cis.

“J’AIME BIEN TAQUINER LA FRANCE, MAIS ON NE PEUT PAS LA CRITIQUER SUR L’HOSPITALITÉ ET SES IN­FRA­STRUC­TURES

Pa­ris (XIXe), le 14 oc­tobre. Sé­bas­tien Cha­bal, am­bas­sa­deur de la can­di­da­ture, et Ber­nard La­porte, pré­sident de la Fé­dé­ra­tion, croient en les chances de la France pour l’or­ga­ni­sa­tion du Mon­dial 2023.

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