« Il faut une étude scien­ti­fique »

Se­lon Claude Pi­ge­ment, vice-pré­sident de l’ANSM, les in­ves­ti­ga­tions sur le mé­di­ca­ment doivent se pour­suivre.

Le Parisien (Val d'Oise) - - SOCIÉTÉ - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR

le Mon­sieur San­té du Par­ti so­cia­liste. L’hé­pa­to­logue Claude Pi­ge­ment est au­jourd’hui vice-pré­sident de l’Agence de sé­cu­ri­té du mé­di­ca­ment (ANSM), qui a ren­du hier son rap­port com­plet sur le Le­vo­thy­rox, sans grande nou­veau­té. Pour­tant, se­lon lui, il faut bel et bien al­ler plus loin que les an­nonces of­fi­cielles. ce­lui des « sa­chants » et ce­lui de ceux qui vivent avec la réa­li­té de leurs ef­fets in­dé­si­rables. Il faut res­ter humble dans les ac­cu­sa­tions, mais je le dis : se re­tran­cher, comme le font cer­tains grands pro­fes­seurs, der­rière l’ef­fet « no­ce­bo » est une so­lu­tion de fa­ci­li­té ! Je com­prends leur trouble face au manque d’ex­pli­ca­tion ra­tion­nelle des ef­fets in­dé­si­rables mais les mettre sur le compte de la ré­so­nance mé­dia­tique est trop simple. Il reste une énigme : 67 % des ma­lades ont une TSH (NDLR : le do­sage san­guin des hor­mones) nor­male. C’est pré­oc­cu­pant. Il faut des ana­lyses. comme ima­gi­ner des alertes en rouge sur les or­di­na­teurs des mé­de­cins. sa­ni­taires car cha­cun peut ai­der à mieux agir. Autre pro­blème, le bud­get 2018 pré­voit plus de mis­sions mais la perte de 23 postes. Si l’Etat veut que l’ANSM joue son rôle, il ne peut lui ra­bo­ter ses moyens. Il faut se don­ner du temps avant sa dis­pa­ri­tion, dé­ci­der avec l’en­semble des études. Dire que dans quelques mois ce se­ra fi­ni est un cou­pe­ret in­utile. Ne nous don­nons pas de date car nous ne sommes pas au bout du feuille­ton. De la neige sur les dunes de sable et les pal­miers : les villes de Za­go­ra (photo) et Ouar­za­zate, aux portes du dé­sert dans le sud ma­ro­cain, sont ac­tuel­le­ment re­cou­vertes d’un épais man­teau blanc, phé­no­mène mé­téo­ro­lo­gique in­ha­bi­tuel dû à une vague de froid ve­nue du nord de l’Eu­rope.

ES­PACE

Le spec­tacle pro­met d’être gran­diose. Une éclipse lu­naire to­tale se pro­dui­ra ce soir au mo­ment d’une pleine lune bleue, alors même que notre sa­tel­lite na­tu­rel se­ra presque au plus près de la Terre, pro­dui­sant ce que les as­tro­nomes ap­pellent la su­per-Lune bleue de sang.

« L’in­com­pré­hen­sion est to­tale entre les pou­voirs pu­blics et les as­so­cia­tions », constate Claude Pi­ge­ment.

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