Lu­cas, à un pas de Tot­ten­ham

Comme pré­vu, l’at­ta­quant bré­si­lien du PSG va re­joindre, pour un trans­fert es­ti­mé à 28 M€, le club lon­do­nien. Il laisse der­rière lui un pro­fond sen­ti­ment d’in­ache­vé.

Le Parisien (Val d'Oise) - - SPORTS - RO­NAN FOLGOAS J.L. ET D.S.

Sous ré­serve de la vi­site mé­di­cale, pré­vue au­jourd’hui, l’aven­ture pa­ri­sienne de Lu­cas s’achè­ve­ra par la conclu­sion d’un trans­fert du PSG à Tot­ten­ham. Une tran­sac­tion qui semble sa­tis­faire toutes les par­ties. De­ve­nu per­so­na non gra­ta à Pa­ris de­puis l’été der­nier, l’at­ta­quant bré­si­lien s’ap­prête à re­bon­dir dans un club de haut de ta­bleau en Pre­mier League, qui af­fron­te­ra la Ju­ven­tus Tu­rin en 8e de fi­nale de la Ligue des cham­pions, le tout dans un cadre de vie lon­do­nien et à un ni­veau sa­la­rial qui l’ai­de­ront peut-être à sé­cher ses larmes. Quant au club de la ca­pi­tale, sous la pres­sion du fair-play fi­nan­cier, il réus­sit là une opé­ra­tion plu­tôt ju­teuse en re­ven­dant pour en­vi­ron 28 M€ un joueur ache­té 40 M€ cinq ans plus tôt, à qui il ne res­tait qu’un an et de­mi de contrat et qui n’a qua­si­ment pas joué de­puis six mois. Car le des­tin de Lu­cas ra­conte aus­si l’uni­vers fé­roce du football-bu­si­ness, où les in­té­rêts fi­nan­ciers des clubs dé­passent presque tou­jours le sort in­di­vi­duel de leurs sa­la­riés.

Lais­sé ré­gu­liè­re­ment en tri­bunes ou à la mai­son, Lu­cas, at­ta­quant de cou­loir désoeu­vré, er­rait ces der­niers mois comme une âme en peine dans le ves­tiaire et sur les pe­louses du camp des Loges. Par­fois, quand deux ou trois at­ta­quants man­quaient à l’ap­pel, le Bré­si­lien avait tout de même la pos­si­bi­li­té de s’ébrouer quelques mi­nutes (cinq ap­pa­ri­tions en Ligue 1 cette sai­son, 1 but).

AUX ABON­NÉS AB­SENTS DANS LES GRANDS MATCHS

Mais ce trai­te­ment ra­di­cal, mis en oeuvre par Unai Eme­ry, était de­ve­nu intenable pour un joueur de son stan­ding, in­ter­na­tio­nal bré­si­lien (35 sé­lec­tions), âgé seule­ment de 25 ans. La faute à une concur­rence im­pos­sible en at­taque à cause des ar­ri­vées conjointes de Ney­mar et Mbap­pé ? C’est une bonne par­tie de l’ex­pli­ca­tion. L’ex-joyau de São Pau­lo payait aus­si un ren­de­ment ju­gé in­suf­fi­sant par Eme­ry et les di­ri­geants pa­ri­siens, pas tel­le­ment sur l’en­semble d’une sai­son, où sa ré­gu­la­ri­té lui a of­fert des sta­tis­tiques sé­dui­santes (19 buts et 11 passes dé­ci­sives en 53 matchs l’an­née pas­sée), mais plu­tôt dans les grands ren­dez-vous. Comme tant d’autres, il était no­tam­ment pas­sé com­plè­te­ment au tra­vers du match re­tour à Barcelone en mars der­nier.

Fi­na­le­ment, que res­te­ra-t-il de son pas­sage à Pa­ris ? Peut-être une image, celle d’une ac­tion ex­tra­or­di­naire lors d’un PSG - OM (2-0), le 2 mars 2014, où il passe en re­vue toute la dé­fense mar­seillaise au cours d’un sprint balle au pied de 70 m, avant d’échouer face au but de Man­dan­da. Comme un conden­sé de son im­mense ta­lent… et de ses li­mites.

Stade de la Beau­joire (Nantes), le 14 jan­vier. Une fois en­core, Lu­cas était du dé­pla­ce­ment, mais n’a pas joué.

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