« Cette ré­forme se­rait un dé­sastre pour la ré­gion »

Le Parisien (Val d'Oise) - - LA MÉTÉO - PA­TRICK DE­VED­JIAN, PRÉ­SIDENT (LR) DES HAUTS-DE-SEINE, AC­CUEILLE CE SOIR À BOU­LOGNE PLUS D’UN MIL­LIER DE PER­SONNES PRO­POS RE­CUEILLIS PAR A.-S.D.

Pour­quoi ce grand ras­sem­ble­ment à Bou­logne ?

Nous avons en­tre­pris de mon­trer à quoi servent les dé­par­te­ments. Car c’est comme l’air que l’on res­pire, plus per­sonne ne s’en rend compte. Nous avons pour­tant des com­pé­tences que per­sonne d’autre n’as­sure. Col­lèges, voi­ries, pe­tite en­fance… Les dé­par­te­ments sont spé­cia­li­sés et se sont pro­fes­sion­na­li­sés. Le pro­jet de dis­pa­ri­tion de la pe­tite cou­ronne, s’il se concré­tise, va créer un trou d’air de dix ans. C’est le temps qu’il fau­dra pour que le trans­fert de com­pé­tences aux ter­ri­toires soit ef­fi­cace. Pour la ré­gion pa­ri­sienne, ce se­rait une crise de désor­ga­ni­sa­tion des col­lec­ti­vi­tés.

Vous an­non­cez plus de mille par­ti­ci­pants, et pas seule­ment des élus…

Il est très im­por­tant de don­ner la pa­role aux ac­teurs de la société ci­vile pour mon­trer que la re­la­tion avec les dé­par­te­ments est utile et com­plexe. Pour ex­pli­quer que l’on ne peut pas rem­pla­cer l’ins­ti­tu­tion du jour au len­de­main. Le but n’est pas de dé­fendre notre bou­tique, notre place, mais une ins­ti­tu­tion qui a fait ses preuves. La ré­gion pa­ri­sienne re­pré­sente 40 % du PIB na­tio­nal et, au mo­ment où la crois­sance re­part, on dé­cide de lui ta­per sur la tête ? Les ac­teurs éco­no­miques et so­ciaux me­surent dé­jà le dé­sastre que se­rait cette ré­forme pour la ré­gion.

L’ob­jec­tif est sur­tout de vous faire en­tendre au plus haut som­met de l’Etat ?

Avec la loi NOTRe, Fran­çois Hol­lande a lais­sé une bombe à re­tar­de­ment. Mais je ne veux pas croire que cette ré­forme sim­pliste, is­sue d’une ré­flexion uni­que­ment pa­ri­sienne puis­qu’il s’agit de ré­duire les maires à faire de la fi­gu­ra­tion comme ceux des ar­ron­dis­se­ments pa­ri­siens, puisse abou­tir. Contre la vo­lon­té una­nime des élus, puisque notre ap­pel pour une mé­tro­pole am­bi­tieuse a dé­jà été si­gné par­près de 500 maires des sept dé­par­te­ments fran­ci­liens.

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