Le Car­na­val deVENISE

Le Parisien (Val d'Oise) - - Loisirs -

Au XVIIIe siècle, Ve­nise n’est pas l’un des centres du tou­risme mon­dial, mais une ré­pu­blique puis­sante, alors que l’Ita­lie n’est pas en­core une na­tion uni­fiée. « Eblouis­sante Ve­nise ! », au Grand Pa­lais à Pa­ris, tente une ap­proche glo­bale des arts et des fêtes de la ville. Pein­ture, mais aus­si mu­sique — avec des ins­tru­ments et des am­biances so­nores —, théâtre, re­cons­ti­tu­tions de tré­teaux, des robes ac­cro­chées qui tombent du ciel, et même des ani­maux exo­tiques na­tu­ra­li­sés… Un aveu d’abord : on ne goûte pas trop cette scé­no­gra­phie qui cherche à évo­quer le bouillon­ne­ment de la vie, mais dé­gage une agi­ta­tion un peu vide. Res­tent les cos­tumes d’époque et, sur­tout, les pein­tures, qui, à elles seules, mé­ritent ce voyage à Ve­nise. On voit ra­re­ment à Pa­ris au­tant de Ca­na­let­to, de Tie­po­lo, de Guar­di, et pas seule­ment des images de cartes pos­tales, mais aus­si Ve­nise en tra­vaux, en construc­tion, ce­lui des tra­vailleurs à cô­té des bals mas­qués. Et une ré­vé­la­tion : Giam­bat­tis­ta Piaz­zet­ta, dont chaque ta­bleau, chaque des­sin vous ar­rête net par sa vir­tuo­si­té et sa sin­gu­la­ri­té.

On ne dé­couvre pas tous les jours un im­mense peintre.

« Eblouis­sante Ve­nise ! »,

Grand Pa­lais (Pa­ris VIIIe), 10 heures20 heures sauf mar­di, 22 heures mer­cre­di, 10 €-14€, jus­qu’au 21 jan­vier.

L’ex­po­si­tion est l’oc­ca­sion de voir nombre de pein­tures de Ca­na­let­to, de Guar­di ou de Tie­po­lo, comme ici sa « Scène de car­na­val ».

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.