« Je ne com­prends pas com­ment Mae­lys s’est re­trou­vée toute seule »

Le gar­dien de la salle des fêtes où la fillette a dis­pa­ru, a été ébran­lé par la vi­site des gen­darmes.

Le Parisien (Yvelines) - - FAITS DIVERS - DE NOTRE COR­RES­PON­DANT

À PONT-DE-BEAU­VOI­SIN, les jours passent et se res­semblent : la pe­tite Mae­lys reste in­trou­vable mal­gré les im­por­tantes re­cherches me­nées en­core hier, no­tam­ment avec un drone, pour ten­ter de lo­ca­li­ser la fillette. Les gen­darmes ne dis­posent tou­jours pas du té­moi­gnage, de l’élé­ment dé­ci­sif qui pour­rait leur per­mettre de ré­soudre ce mys­tère. Ils conti­nuent donc les in­ves­ti­ga­tions, tous azi­muts.

Ces der­niers jours, ils se sont no­tam­ment in­té­res­sés au gar­dien de la salle des fêtes où a dis­pa­ru Mae­lys, di­manche vers 3 heures du ma­tin. Il faut dire que la mai­son de cet homme, un pe­tit cha­let en bois, se trouve à quelques di­zaines de mètres à peine de la salle, mais aus­si de­vant le par­king où des chiens de la gen­dar­me­rie ont per­du la trace de la fillette. Les en­quê­teurs ont donc fouillé la mai­son du gar­dien et pas­sé au peigne fin ses deux voi­tures en ef­fec­tuant de nom­breux pré­lè­ve­ments.

EN­CORE SOUS LE CHOC

Au­jourd’hui, Pas­cal, le gar­dien, a dé­ci­dé de sor­tir de son si­lence. Pour faire taire tous ceux qui le consi­dèrent dé­sor­mais comme un sus­pect po­ten­tiel. « Je dor­mais lorsque la pe­tite Mae­lys a dis­pa­ru. Ce sont les gen­darmes qui m’ont ré­veillé vers 4 h 15 et qui m’ont ap­pris sa dis­pa­ri­tion. Les in­vi­tés du ma­riage cher­chaient dé­jà l’en­fant. C’était l’an­goisse. Lorsque j’ai ap­pris ça, j’étais sous le choc moi-même », ex­plique Pas­cal, 50 ans.

La des­cente des gen­darmes dans sa mai­son, mar­di, l’a mar­qué. « Ils ont tout fouillé. Ils vou­laient vé­ri­fier s’il n’y avait pas de traces de Mae­lys. Con­cer­nant ma voi­ture, elle était en panne de­puis deux, trois jours. On m’en avait prê­té une autre. Mais la nuit de la dis­pa­ri­tion, un in­vi­té du ma­riage a blo­qué mes deux voi­tures en se ga­rant de­vant avec son vé­hi­cule », af­firme Pas­cal.

Ebran­lé par la vi­site des gen­darmes, le gar­dien a dû se rendre chez son mé­de­cin. « Tout ça m’a re­mué. Mais j’ai la conscience tran­quille. Mae­lys, je ne l’ai pas vue le soir du ma­riage. J’ai dé­cou­vert son vi­sage après sa dis­pa­ri­tion, sur des pho­tos pu­bliées sur In­ter­net. Je ne com­prends pas com­ment elle s’est re­trou­vée toute seule cette nuit­là. Avec le nombre d’in­vi­tés à ce ma­riage, c’est in­ex­pli­cable. »

UN DRONE À L’AF­FÛT

Hier, outre les re­cherches me­nées par un es­ca­dron de gen­darmes mo­biles et des plon­geurs, la gen­dar­me­rie a uti­li­sé un drone qui a sur­vo­lé le sec­teur de la dis­pa­ri­tion. « L’avan­tage, c’est qu’il per­met de re­con­naître une zone pré­cise, alors que l’hé­li­co­ptère a une vi­sion plus large. Avec un sur­vol à basse al­ti­tude, le drone peut avoir une vi­sion sur des fos­sés, des zones dif­fi­ciles d’ac­cès et ain­si fa­ci­li­ter la lo­ca­li­sa­tion d’une per­sonne dis­pa­rue », ex­plique le co­lo­nel Bru­no Con­seil, res­pon­sable du pro­gramme drone au com­man­de­ment des forces aé­riennes de la gen­dar­me­rie.

Hier, le drone n’a pas dé­tec­té la pré­sence de Mae­lys.

Le Guiers à Pontde-Beau­voi­sin (Isère), hier. Des plon­geurs ont ac­ti­ve­ment exa­mi­né la ri­vière à la re­cherche de la pe­tite fille.

Pas­cal, le gar­dien de la salle des fêtes où s’est dé­rou­lé le ma­riage.

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