«Je n’ai ja­mais vé­cu une telle ex­pé­rience »

Alexandre Bras­seur est l’un des per­son­nages clés de la nou­velle sa­ga de la Une, « De­main nous ap­par­tient ».

Le Parisien (Yvelines) - - LOISIRS - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR

« LE BU­REAU des lé­gendes » sur Ca­nal +, « The Col­lec­tion » en dé­cembre der­nier sur France 3… Alexandre Bras­seur est de­ve­nu un ha­bi­tué des sé­ries té­lé­vi­sées. Pour­tant, le co­mé­dien de 46 ans, fils de Claude, n’avait en­core ja­mais ten­té l’aven­ture d’une sa­ga quo­ti­dienne comme « De­main nous ap­par­tient » lan­cée par TF 1 cet été chaque soir à 19 h 20. Un gros pa­ri pour la chaîne : si le lan­ce­ment en juillet a été réus­si (3 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs et 20,1 % de part d’au­dience, en moyenne, la pre­mière se­maine) et si le re­play at­tire entre 940 000 et 450 000 per­sonnes de plus, les au­diences ont chu­té avant de re­ve­nir à un ni­veau sa­tis­fai­sant pour TF 1, de­puis la se­maine der­nière. Hier, ils étaient 2,5 mil­lions pour 16,8 % de part d’au­dience. Dans le feuille­ton, Bras­seur campe Alex, l’époux de Ch­loé, alias In­grid Chau­vin, dont il est sé­pa­ré. Il s’oc­cupe de leurs deux ados, vit sur un ba­teau tout en rê­vant de re­ve­nir ha­bi­ter chez sa femme. A Sète, où le feuille­ton est tour­né, Alexandre Bras­seur, lui, vi­site les hô­tels et cir­cule à vé­lo, his­toire d’en­tre­te­nir la forme. Com­ment voyez-vous Alex ? Il est as­sez re­pré­sen­ta­tif de l’homme d’une qua­ran­taine d’an­nées. Il a un pied dans une cer­taine forme d’im­ma­tu­ri­té, tou­jours ac­cro­ché au pas­sé, ce jeune homme un peu fou­fou qu’il a été et en même temps il a des en­fants. Les per­son­nages to­ta­le­ment lisses et dé­nués de failles ne sont pas tou­jours in­té­res­sants. Lui, il en a. Quand on dé­marre la sé­rie, il pâ­tit de ses er­reurs et se ronge les doigts. La sé­rie est por­tée par des femmes. Ar­ri­vez-vous à y trou­ver votre place ? Moi, je n’ai pas de pro­blème avec les femmes ! Il y en a beau­coup à l’écran et elles sont nom­breuses aus­si à tra­vailler à l’éla­bo­ra­tion, à la concep­tion et à la pro­duc­tion de la sé­rie ! J’at­tache beau­coup d’im­por­tance à la sen­si­bi­li­té fé­mi­nine. J’aime bien ap­pe­ler ma femme pour avoir son avis, par exemple. Pour­quoi vous être lan­cé dans une sa­ga quo­ti­dienne ? C’est une aven­ture folle, am­bi­tieuse ! C’est fabuleux pour un ac­teur de pou­voir avan­cer sans sa­voir ce qu’il va se pas­ser. J’adore le titre : « De­main nous ap­par­tient ». On a be­soin d’op­ti­misme. Ce­la va bien avec le pays et les choix faits ré­cem­ment : il y a quelque chose de po­si­tif et on a be­soin de sou­rire, d’al­ler de l’avant. Et cette sa­ga est plu­tôt bien écrite et en­ga­gée. On n’est pas dans quelque chose de tiède, de mièvre. Il y a des si­tua­tions fortes, par­fois vio­lentes, des ex­pé­riences de vie puis­santes. Un ren­dez-vous quo­ti­dien est très ex­ci­tant aus­si : je n’avais ja­mais vé­cu une telle ex­pé­rience. Com­ment vous êtes-vous pré­pa­ré pour ce ma­ra­thon ? Je ne me suis pas pré­pa­ré ! J’ai pas­sé des es­sais le 1er mai et trois se­maines après j’étais à Sète pour le tour­nage. Je fais at­ten­tion à avoir une vie saine. Je suis or­ga­ni­sé. Il faut avoir une cer­taine ex­pé­rience, connaître son mé­tier et se connaître soi­même. Moi, je suis or­ga­ni­sé, j’ai mes ha­bi­tudes. Avez-vous dû re­non­cer à d’autres pro­jets ? Oui. Un beau pro­jet de fic­tion en juillet est pas­sé à la trappe. Là, on est sur un pa­que­bot que l’on vient de mettre à l’eau et il faut lui lais­ser sa chance. Ce­la ne m’em­pê­che­ra pas de par­tir en tour­née avec mon spec­tacle seul en scène à la ren­trée ! Si j’ai d’autres pro­po­si­tions, j’irai voir la pro­duc­tion pour qu’on s’ar­range. On peut s’échap­per en re­ve­nant de temps en temps. Il s’agit d’une sé­rie cho­rale que je ne porte pas sur mes épaules.

“C’EST

UNE AVEN­TURE FOLLE, AM­BI­TIEUSE ! C’EST FABULEUX POUR UN AC­TEUR DE POU­VOIR AVAN­CER SANS SA­VOIR CE QU’IL VA SE PAS­SER.

Alexandre Bras­seur joue Alex, un qua­dra­gé­naire qui s’oc­cupe de ses deux ados et vit sur un ba­teau, tout en rê­vant de re­ve­nir ha­bi­ter chez sa femme.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.